16 PREMIERES NOTI ONS ment, et avant le vétement, car chez les sauvages, on se préoccupe de parure avant de songer a s’ha- biller et on peut méme dire qu’ils ne s’habillent que pour « se faire beaux ». Voila les besoins des animaux; quoiqu’ils suffi- sent a remplir leur vie, ils sont bien réduits. Faut-il en tirer une lecon pour nous et dire que les hommes aussi devraient réduire leurs besoins au minimum? C’est un sujet de méditation qui dé- passerait de beaucoup les limites de cet opuscule. Bornons-nous a mettre en garde contre un malen- tendu. Certes, « la vie simple » n'est pas seulement un idéal moral, elle est aussi, tout spécialement 3 I’heure actuelle, un devoir économique impérieux. Mais gardez-vous de voir dans cette recomman- dation de la vie simple un conseil de retourner a la vie animale en réduisant nos besoins i ceux de I'alimentation et du logement! Vivre simplement, ce nest pas consacrer toute notre vie a nous oc- cuper de notre table et de notre appartement] C’est tout au contraire réduire au minimum ces besoins animaux, surtout le premier, et les remplacer par des besoins d'un ordre supérieur, intellectuels et moraux, qui n’exigent pas de grandes dépenses ni