PREMIERES NOTIONS appelle en francais d’un si beau mot — bien supé- rieur au mot anglais « home » — le foyer. Mais faisons un pas de plus. Autour de cette maison, dés le jour oti elle n'est plus la tente du xomade ou la grotte de I’homme des cavernes, mais qu’elle est devenue la maison proprement dite, le foyer, comme nous I'appelions tout a l'heure, c’est-a-dire une demeure stable — la propriété rayonne tout autour d’elle comme la lumidre au- tour d'un véritable foyer. Elle enveloppe tout ce qui est proche, le petit jardin, le terrain qui sert a nourrir-la famille. La premiére forme de la pro- priété immobiliere apparait ainsi comme simplement la dépendance de la maison. Chez les Romains — c'est toujours 3 eux qu'il faut en revenir quand on étudie origine et I’his- toire de la propriété fonciere — jusqu’aux guerres puniques, c’est-a-dire 200 ans avant Jésus-Christ, il n'y avait pas d’autre propriété fonciere qu'une petite étendue de terrain (que Ion appelait juger et qui ne dépassait pas un quart d’hectare) autour de a maison. Mais la propriété ne s’est pas renfermée dans ces étroites limites que la main peut toucher ou que le