9 intérieure. Dès 1923, nous écrivions : « Il n’est pas de pro- blème plus grave en France actuellement que ceux posés par la situation financière du pays. Comme en d’autres périodes troublées, c’est de leur solution que dépend la situation poli- tique et c’est elle aussi qui conditionne, dans une large mesure, les rapports internationaux. « En fait, la vie même de la Nation est en jeu, car, dans nos temps modernes, la puissance d’un pays et peut-être son indépendance n’existent au point de vue politique ou militaire que si elles existent d’abord en matière économique ». Depuis, de nombreux travaux, diverses manifestations, notre vœu du 26 janvier 1924, notamment, des délibérations d’Assem- blées Générales de Présidents des Syndicats, celle du 10 juillet 1925, en particulier, ont accentué notre action dans cette voie. J'aime, Messieurs, à rappeler que si nous réussissons par- fois, c’est que nous nous faisons un principe absolu d’opérer, dans l’unique sens d’une vérité générale, dépouillée de toute mesquinerie, libérée aussi de toute pensée politique, la lente mais persistante pesée qui arrive parfois à ébranler une erreur ou à affaiblir un préjugé. Après avoir constaté les progrès lents mais indéniables, accomplis cette année dans les esprits et dans les faits, sou- haitons que l’avenir confirme nos légitimes espérances. Comme toujours, notre action a porté, au cours de l’exercice écoulé, sur des questions d’intérêt national et sur des ques- tions d’intérêt régional, non certes que nous donnions à ce terme un sens péjoratif, bien loin de notre pensée et de notre cœur si affectueusement penché sur la prospérité de notre petite patrie. Et sur ce point, Messieurs, ne soyons pas trop modestes. Le volume et la qualité des intérêts que nous représentons font de nos intérêts particuliers une portion non négligeable de l’intérêt général. Quand nous parlons, au nom de nos mille adhérents, des quelques 7 millions de tonnes et 6 milliards de franes du mouvement d’affaires qu’ils représentent, je con- nais peu de Groupements d’autres régions qui puissent pré- senter la variété et l’importance de notre vie corporative. El c’est une constatation qui doit nous inspirer quelque fierté.