36 — douane dans les magasins à étages, et nous avons bon espoir de voir se continuer les manifestations de cet esprit de réno- vation si agréable à constater. Nous ne sommes pas de ceux qui daubent systématiquement sur les fonctionnaires. Il suffit de les approcher pour apprécier avec quelle abnégation ils persistent dans un métier où ils ne trouvent plus guère que les satisfactions du devoir accompli. On assure que les récentes classes, si on peut employer ce jargon, sont moins dignes de louange et que l’esprit d’insubor- dination y serait fréquent. Nous espérons que le mal est grossi par une fréquente illusion d'optique ; la rouille est plus encombrante que le fer et un peu de mousse tient beaucoup de place au-dessus d’une eau profonde, mais si le mal existe, il dépend de nous, en tant que partie non négligeable de l’opinion, d’y remédier dans une large mesure. Poussons, soutenons les cadres de hauts fonctionnaires, qui sont véritablement l’armature du pays — réagissons contre la théorie des nivellements vers la base, de la non proportionnalité des augmentations de traitements — insufflons de nouveau la foi dans l’avancement — redonnons à ces hauts fonctionnaires la dignité et la considération qu’ils avaient — avec leur aide et eurs conseils, rajeunissons les systèmes et les règlements — ayons moins de fonctionnaires et payons les mieux. Soyons ensuite plus exigeants, mais renonçons aux plaisanteries faciles sur M. Lebureau et si nous n’obtenons de ce beau programme qu’un pas dans la bonne direction, nous aurons, en redonnant confiance aux bons éléments, amélioré le recrutement et amélioré aussi l’avenir du pays. Allocations familiales, … Au premier rang des devoirs du patronat figure une équitable répartition du salaire. Les pères de familles nombreuses ont les droits spéciaux dans la nation, car sans eux, sans leur lévouement chaque jour plus rare, l’avenir serait bien sombre pour le pays. Nous ne sommes pas de ceux qui voient une France anémiée, ne vivant que d’injections répétées de sang étranger, et nous pensons que sur ce point encore on peut croire à une crise passagère d’assimilation de la“ civilisation moderne et que la race n’est pas menacée par l’euphémisme vide de sens humain « de la nation de cadres ». Mais pour cela il faut tout un ensemble d’efforts coordonnés.