— 38 l’intervention de l’Etat nécessaire ; on la rend souvent inoppor- tune et grosse d’imprévu. Est-il une classe sociale où les allocations familiales soient aussi nécessaires que dans les milieux. d’employés pour lesquels, pour cent raisons, l’enfant sst une plus lourde charge encore que pour l’ouvrier, est-il une slasse aussi, hélas, où le taux de compensation soit aussi bas ? Et cependant, Messieurs, en dehors de quelques grandes maisons qui donnent et compensent elles-mêmes leurs alloca- tions, notre caisse est la seule qui existe pour le commerce. Savez-vous combien nous avons de membres ? 93. Une graine semée qui germe à peine. Peut-être avons-nous été médiocres propagandistes ? Ne nous en veuillez pas. Faites votre examen de conscience. Si vous donnez déjà des allocations, envisagez de les faire passer par notre canal pour ajouter à la force commune du patronat, dont les statistiques groupées et l’unité de présenta- lion sont un élément de vitalité. Si vous n’en donnez pas, venez à notre caisse, écartez l’idée de générosité, considérez-le comme un placement — le meilleur en justice, en sécurité, en sain équilibre économique. Et je voudrais vous voir aussi un peu d’émulation avec les autres centres. On ne peut pas laisser dire que de tous les centres patronaux français, Marseille, rompant une longue tradition de généreuse compréhension, est celui qui a le moins bien rempli son devoir sur un point essentiel. Transitaires. Marseille n’était que transit. Elle est bien d’autres choses maintenant, mais le transit y joue toujours un grand rôle. Aussi les deux injustices fiscales, qui depuis plusieurs années pesaient sur la corporation des transitaires, ont-elles eu toute notre vigilante attention. L’une d’elles vient d’ailleurs de cesser par le vote de la loi de Finances de 1927. La taxe sur le chiffre d’affaires était due par les transitaires sur le montant total de leur facture, lorsque celle-ci était un forfait, c’est-à-dire comprenait des frais de transports terres- tres ou maritimes déjà comptés dans les déclarations propres de transporteurs et pour lesquels ces transitaires ne jouaient que le rôle de collecteurs. Nous sommes intervenus depuis plusieurs années et à main- res reprises, et en particulier encore à la fin de 1926, et cette