Effectif de la Société Le nombre des membres de notre Société se maintient tou- jours aux environs de mille. Nous n’avons pu, malgré nos efforts, l’augmenter comme nous l’aurions désiré, en raison des vides inévitables qui se produisent par suite de décès ou de cessation d’affaires et qui, suivant les années, compensent inégalement le chiffre des adhésions nouvelles. Permettez-nous de compter sur votre collaboration et votre zèle pour nous aider à recruter le plus grand nombre d’adhé- rents possible, de façon que l’effectif actuel s’accroisse, cause et effet à la fois de l’importance et de l'influence grandissante de notre Société. Conclusion Comment terminer ce long exposé de nos travaux de l’année. De la façon la plus simple, Messieurs, en essayant de dégager les conclusions que je voudrais vous voir tirer de ce détilé de questions. Ce sont, d’une part, le droit à l’optimisme, un peu de fierté de la tâche accomplie et surtout le devoir d’une vie corporative plus active. L’optimisme est de mise cette année moralement et maté- riellement. Moralement, nous venons d’assister à un de ces sursauts de vitalité et de bon sens qui sont la réaction devant le péril d’une race sage, trop confiante parfois dans de mauvais bergers, trop ignorante aussi des vérités économiques mais qui a senti d’instinct avec une netteté de vues admirable où était le chemin du salut. Quelle joie pour nous de voir enfin recon- nues, même par nos pires adversaires doctrinaires, les vérités que nous avions si longtemps proclamées dans le désert. Matériellement, les effets de ce redressement ont été d’une promptitude qui justifie aussi notre déjà ancienne insistance sur la nature du mal financier. Elle est de 1923 notre étude qui concluait que la situation n’avait de dramatique que son incompréhension et qu’une sage gérance du pays pouvait tout arranger. Après tant de fautes, de quelle belle élasticité a fait preuve l’économie du pays ! Je sais bien que l’on parle de crise, voire de chômage et le ralentissement des affaires n’est pas niable mais, dès le mois de décembre. nous affirmions que la crise était une crise de