EXPOSÉ GÉNÉRAL KXY intrépidement son admirable campagne sur la Sangha, domaine géographique conquis à peine découvert. C’est Crampel qui meurt au moment où 1l entre dans le Baghirmi ; et puis c’est Maistre, c’est Dybowski, c’est Decazes, Ballay, Liotard, Decœur, Brosselard-Faidherbe ; c’est Ballot, c’est Hourst, c’est Beau, c’est Voulet et Chanoine, qui, après un effort, arrêté, hélas! si tristement, nous apportent les traités qui nous assurent la perle de notre couronne africaine, le pays du coton et des races d’élite : le Mossi. Quelles paroles célébreraient dignement de tels exploits! J’ai vu, j'ai connu ces hommes, je les al devant l’esprit comme des amis, des compa- gnons du devoir, à jamais regrettés ; j'ai vu ceux qui partaient, pleins d’enthousiasme, j'ai vu ceux qui revenaient, accablés de si cruelles fatigues ; et je garde pieusement le souvenir de ceux qui ne sont pas revenus. Piétons magnifiques, qu’aucun obstacle n’arrêtait, qu’aucune ronce du chemin, aucune embâche des rivaux et des adversaires ne coupaient leur élan obstiné. Quels hommes! Quelles œuvres, jusqu’à cette tentative suprême des Marchand, Mangin, Baratier et leurs compa- gnons qui vont achever la « geste africaine » en poussant l’exploration jusqu’au Nil. C’est ce qu’une polémique renouvelée de l’affaire de Lang- son, a appelé « l’affaire de Fachoda ». Ici encore la lumière se fera et l’équitable avenir jugera pièces en mains. Il dira comme l’a déclaré lord Grey lui- même dans ses Mémoires que, quand il prononçait la fameuse parole de « l’acte inamical », il s’était trompé de dossier et visait. non l’Afrique orien-