EXPOSÉ GÉNÉRAL xxvil land, du Dahomey. Et voilà que, couronnant cette œuvre qui couvre l’Afrique maritime et fluviale, la convention d’ensemble du 14 juin 1898 reconnaît à la France tous les territoires qui s’étendent du bassin du Congo au bassin du Niger jusqu'à la Méditerranée. C’est l’Empire dont le lac Tchad est le centre ; et, comme conséquence, c’est le Maroc placé définitivement dans notre hinterland ; c'est le Sahara et les fleuves côtiers englobés dans notre champ d’action, avec l’indépendance assurée du futur transsaharien. La déclaration additionnelle du 14 juin 1898, conclue le jour même où le cabinet Méline est renversé, établit la ligne définitive des contacts franco-anglais dans la région est du Tchad et l’œuvre grandiose de la France en Afrique a pris sa configuration définitive. L’arrangement franco-allemand de 1893-1894 avait obtenu, d’avance, l’adhésion de l'Allemagne en fixant les limites du Togoland et du Came- roun, celles du Dahomey et du Soudan, tandis que la proclamation du général Dodds du 3 dé- cembre 1892 avait placé le Dahomey lui-même, à la suite d’une courte expédition, sous le protec- torat de la France. L’Afrique du Nord, de la Méditerranée à la Côte d’Ivoire et au Congo, cons- tituera désormais « la plus grande France Afri- caine ». Mais, si l’Afrique occidentale forme désormais un bloc français, le revers: oriental qui, par le percement du canal de Suez, présente, pour les communications et l’expansion mondiales, une im- nortance non moindre, est à reprendre et, principa-