RXXIV L'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS grandir parmi elles depuis l’époque des Godefroy de Bouillon et des Saint Louis, ces nobles et antiques populations avaient besoin de guides pour les élever jusqu’à ce dernier mot de la civilisation que seuls préparent des desseins mûris, une longue expérience, un outillage achevé, la richesse acquise et l’habitude du progrès: Tout cela leur manquait. La France, dans son amitié séculaire, avec son autorité incontestable, sa modération, son amour des peuples jeunes, son dévouement à toutes les nobles causes, était désignée pour leur prêter la main. C’est ainsi qu’elle reçut, des traités, le « mandat » sur les populations de Syrie et, là encore, elle fonda, dans un esprit de concorde, de confiance familière et d’avenir, un système nou- veau et sagement combiné d’influence amicale. Que ces peuples, seulement, lui rendent en con- fiance ce qu’elle leur rapporte en concours et en affection éprouvée ! I! serait utile, maintenant, et logique, pour compléter ce rapide tableau, de dire ce que cette œuvre de la Troisième République, entreprise et menée à bonne fin en moins de quarante années, a déjà apporté de résultats décisifs, non seulement à la France, mais à l’humanité. I] faudrait indiquer les soins apportés, partout, à la prospérité de nos colonies et possessions d’outre-mer : les popula- tions de l’Algérie, s’élevant dans les vingt der- nières années de 4 milhons à plus de 5 millions d’âmes, avec un accroissement proportionnel de plus d’un quart : celles de la Tunisie suivant la