2 L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS Importations - françaises 2,7 9e 1,8 Arachides....... Amandes de palme..…..…..…..……... Huile de palme... P0iGeue à uvirsanisiassis nes Moyenne... 111 Lu 9. anglaises 2,3 4,6 » EE? x» 4 Cette différence importante dans la taxation s’explique d’ailleurs en partie par ce fait que nos voisins demandent aux droits de douane l’essentiel de leurs ressources bud- gétaires, tandis que chez nous, comme nous le verrons, les budgets locaux s’alimentent surtout aux impôts directs. À l’aide de ces ressources, le budget général pourvoit à diverses dépenses : a) aux dettes exigibles, comprenant le service des emprunts (amort. et int.) souscrits par la colonie, ainsi que les contributions diverses fixées par les lois de finances et notamment la contribution aux dépenses militaires (7 500 000 francs en 1926); b) les frais d'administration générale (23,5 pour 100); c) les dépenses d'intérêt économique (24 pour 100) ; d) enfin, les dépenses d'intérêt social. En fait quels ont été les résultats définitifs? Avant guerre les budgets se soldaient par des excédents de 2 à 4 millions. Pendant les hostilités il y a eu quelques déficits, et depuis la guerre on est revenu à des excédents successifs de 12 millions en 1919, 20 millions en 1920, 4 millions en 1921, 10 millions en 1922, 18 millions en 1923, 43 millions en 1924, 59 millions en 1925 et 66 millions en 1926, résultats merveilleux qui sont dus, d’une part, au développement du mouvement commercial et, d’autre part, à la prudence extrême avec laquelle ces budgets ont été établis. La Caisse de réserve, qui reçoit chaque année les excé- dents budgétaires, présente, elle aussi, tout naturelle- ment, une situation prospère. Avant et pendant la guerre, elle oscillait autour de 4 ou 5 millions ; depuis, elle eat