L'AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE 27 montée par étapes à 87 millions où elle se trouvait au fe juillet 1927, en situation par conséquent de pourvoir à toutes aventures. Les budgets locaux, chargés de satisfaire aux dépenses spéciales des colonies du groupe, sont alimentées par divers impôts directs : impôt de capitation, patentes et licences, contribution foncière sur la propriété bâtie, etc. Ces taxes ont été réglées, les années dernières, de ma- nière à pourvoir aux dépenses, et ces budgets marquent une certaine aisance comme le budget général. Ils s'élèvent globalement à environ 170 millions avec un excédent annuel de 20 millions. Les caisses de réserve des diverses colonies du groupe sont, elles aussi, en bonne situation. Au 125 juillet 1927, elles disposaient d’un solde créditeur total de 93 millions. En résumé, le total des projets des divers budgets de 1927 s’est élevé au chiffre de 517 millions, en augmenta- tion de 45 millions sur ceux de 1926. Déduction faite des ressources extraordinaires, des subventions de budget à budget. etc, le montant des impôts et taxes de toute nature des divers budgets s’élève à 400 millions environ. Augmentation importante, et cependant augmentation prudente, puisqu’elle ressort, d’une part, de l'application de la règle qui fait état de la moyenne des trois derniers exercices connus, augmentée de la progression ou dimi- nuée de la régression constatée pendant la même période, et qu’elle s'appuie, d’autre part, sur des relè- vements du taux des impôts et taxes, décidés pour tenir compte de la dévalorisation du franc et de l’accroisse- ment de l’activité économique du pays. Une pareille situation budgétaire, tout à fait remar- quable, il faut en convenir, au moment où tant de pays souffrent du mal financier, permet à la colonie, et e’est