LES POSSESSIONS FRANÇAISES DE L’OCÉANIE 135 face des précédentes, Ambryn avec son volcan en activité, Pentecôte, l’île des Lépreux et Aurore. Comme pour relier les deux pointes, au nord, les Banks formées de Sainte- Marie, Vanna Lava et Ababa ou île Torrès. Tout cet ensemble représente en superficie de 45 à 16 000 kilo- mètres carrés. C’est Cook, les visitant à son deuxième voyage, qui baptisa ces îles Nouvelles-Hébrides. D'Entrecasteaux, en 1793, Dumont d’Urville, en 1828. visitèrent aussi ces régions, les reconnurent, firent sondages et levés hydro- graphiques, bref, en préparèrent l’occupation qui s'’af- firma en 1840 par l’arrivée de pionniers calédoniens. Des recruteurs de main-d’œuvre sans scrupule venus en majorité du Queensland opérèrent à diverses reprises des rafles qui déchaînèrent chez les indigènes à demi sau- vages une haine féroce des blancs dont ils ne-sont pas encore partout débarrassés. De là ces massacres qui, à périodes successives, ont réduit à néant les efforts de la colonisation. Les Nouvelles-Hébrides sont de formation volcanique et madréporique. Certains sommets, comme le cratère d’Api, y atteignent jusqu’à 1 000 mètres d’altitude. Trois volcans y sont encore en activité (Ambryn, Lopevi et Tanna) ; les commotions de ce dernier sont ressenties en Nouvelle-Calédonie, tant il est vrai que la formation géo- logique en est tinique. La plupart de ces îles apparaissent de la haute mer comme de véritables bouquets de verdure. Elles sont rare- ment entourées d’un banc coralligène. Beaucoup d’entre elles sont des plateaux superposés d’origine nettement madréporique et dont chaque étage, en retrait sur son inférieur, représente une poussée plus ou moins accentuée du bas vers le haut. Ce sont des atolls surgis de la mer et que la végétation a partout recouverts d’un humus d’une richesse extraordinaire. Il faut aller à Vaté, Anatom ou à Saint-Esprit pour découvrir à l’intérieur de véritables