LES POSSESSIONS FRANÇAISES DE L’OCÉANIE 139 dans son diamètre est-ouest et le double dans son diamètre nord-sud. Plusieurs autres petits îlots sont dispersés çà et là au sud et à l’ouest de l’îÎle au milieu de laquelle règnent quelques montagnes d’une hauteur de 100 à 200 mètres et plusieurs lacs. Dans l’île Fotuna, le pic Pouke atteint 750 mètres et à Alofi, le mont Kolofaou en a 360. À égale distance des Fiji et des Samoa, ce groupe d’îles, placé sous le protectorat de la France, est peuplé de Polynésiens. Le coup d’œil, vu du large, offre un spectacle enchanteur à cause de la belle végétation qui recouvre le sol et des jolies cocoteraies qui courent le long des plages. C’est le 14 novembre 1887 que le protectorat de la France fut établi sur ces îles, la souveraineté restant nominalement entre les mains d’un chef, roi ou reine, traditionnel. Le budget du protectorat pour 1926 a été arrêté à la somme de 177 651 francs, soit 87 801 francs de plus que l’année précédente, écart qui marque le progrès général accompli en un court espace de temps. Afin d’activer les échanges et la mise en valeur de ce petit domaine qui constitue une avant-garde de notre influence dans la zone polynésienne du Pacifique, le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie vient d'organiser un service mensuel régulier entre Nouméa, Mata-Outou et éventuellement l’île Fotuna. Un médecin-résident installé à Lifou est chargé de veiller sur la santé publique des diverses îles. M. le gouverneur Guyon, soucieux d’intensifier les relations entre les Wallis et le chef-lieu du commissariat général, avait, au début de 1926, fait dans ces îles, accompagné des représentants du haut négoce nouméen, un voyage d’étude qui a démontré la richesse incontestable de ces terres d’une beauté, assure-t-on, enchanteresse. Le sol y donne abondamment le riz, le maïs, le tabac. le conrah et le coton. Malheureusement. le com-