148 L’'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS des aides précieux et indispensables, surtout pour l’exer- cice de la médecine préventive. ; À côté de ce grand hôpital central du chef-lieu, 1l doit y avoir un Institut Pasteur. Il en existe d’ailleurs déjà dans beaucoup de nos grandes colonies. Il y en a trois en Indochine, un à Saïgon, un à Nha-Tang et un à Hanoï ; deux en Afrique occidentale, à Dakar et à Kindia, un à Brazzaville, en Afrique équatoriale ; demain, il y en aura un à Tananarive, car le gouverneur général, M. Olivier, prépare actuellement une entente avec l’Institut Pasteur de Paris pour la création de cet établissement. Dans nos autres petites colonies, il y a des laboratoires secondaires qui permettent de réaliser sur place la prophylaxie des maladies contagieuses. Ces Instituts Pasteur ont des fonctions multiples. D'abord, ils servent à dépister et à diagnostiquer les maladies contagieuses, à préparer les sérums ou les vaccins curatifs ou préventifs de ces mala- dies. Ils servent aussi à donner au gouverneur et au chef des services sanitaires locaux toutes les informations, tous les renseignements techniques qui peuvent leur être utiles. Un de leurs rôlesessentiels est de faire des recherches pour contribuer au progrès de nos connaissances sur les moyens d’éviter ces maladies et d’en arrêter l’exten- sion. Leur utilité est donc grande. Dans le reste de la colonie, on peut supprimer tous les hôpitaux parce que nous n'aurons jamais les moyens de les outiller convenablement, d’y installer les services de radiologie, de rayons X, de mécanothérapie, devenus indispensables, et nous n’aurons jamais non plus le per- sonnel médical nécessaire pour les desservir. Par contre, il faudra diviser la colonie en circonscriptions sanitaires et dans le chef-lieu de chacune d’elles on installera un médecin français avec un dispensaire que nous appelle- rons polyvalent, c’est-à-dire qui devra s’occuper de la prophylaxie et du dépistage de toutes les maladies qu’on peut traiter sur place ou d’une façon amovible. par