172 L'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS statistiques à peu près complètes, la part de nos calonies dans le commerce extérieur de la France a été d’à peu près 10,4 p. 100 & l’exportation des colonies sur la France et 14,2 p. 100 à l'importation de la France dans ses colonies. Nous ne nous occupons ici que de leurs exportations c’est-à-dire de leur production intérieuré. Encore, avant d'aller plus loin, faut-il noter que cette production n’est pas tout entière dirigée sur la France. Bien loin s’en faut. Elle va en partie vers l’étranger pour des causes diverses, Celle de l'Indochine, parce qu’elle vend par exemple la plus grande partie de son riz à l'Extrème-Orient, Chine. Japon, ete, qui. en échange, lui fournissent beaucoup des objets fabriqués ou autres dont elle use ou qu’elle consomme. Celle des autres colonies, comme le Sénégal. une fraction de sa production si considérable d’arachides ne Vient pas en France, mais va en Angleterre, Allemagne. Hollande, Belgique, etc. ; non pas que cette production dépasse ce que la France utiliserait : elle broie chaque année un million de tonnes d’arachides. Or, en 1925, le Sénégal en a produit 450 000 tonnes, et la France n’en a utilisé que 314 000 (1). Et, je pourrais multiplier d’autres exemples, pour les bois, le graphite, etc., en indiquant pour quelles causes la métropole n’absorbe pas encore le production totale de son empire colonial. Mais retenons que même cette production totale absor- bée serait loin de suffire aux besoins de l'industrie et de l'alimentation nationales. Sans doute, pour certains pro- duits de grande valeur sous peu de volume, la contribu- tion des colonies à la consommation de la métropole atteint une proportion très satisfaisante. La vanille coloniale nous fournit 97 p. 100 de notre (1) Avec les fines arachides du Sénégal, qui arrivent en coques on fait de l’huile ; avec celles de l’Inde, qui arrivent décortiquées on fait du savon.