20% L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS sol, le plus rapide en même temps que le plus facile à construire, considérations qui ne sont pas sans valeur, puisqu’elles nous procureraient une double économie de temps et d’argent. - Dans les parcours automobiles qu’ont effectués récem- ment les missions économiques des trois départements, celle du département d'Oran est arrivée à Bourer en sept jours ; celle du département d’Alger en seize jours, celle du département de Constantine en dix-sept. En admettant que ces deux dernières se soient quelque peu attardées en cours de route, il suffit de consulter une carte d’Afrique un peu détaillée pour constater que leur itinéraire était plus long et plus accidenté. Il con- vient enfin d’ajouter que le port d’Oran et la magnifique rade de Mers el Kébir, constitueraient une base navale de première valeur. La question du tracé pouvait donc être considérée comme résolue. En la remettant en discussion, ne risque- t-on pas de provoquer des retards à la faveur desquels peuvent surgir des controverses et des manœuvres nou- velles? N’avons-nous pas entendu, en ces derniers temps, quelques techniciens qui attribuent aux transports auto- mobiles des capacités de rendement et un avenir quasi illimités, préconiser, soit à titre temporaire, soit même à titre définitif, l’organisation de ces transports au Sahara, en lieu et place du rail? Et aux yeux des observateurs qu’ont séduits les magni- fiques performances accomplies par les automobiles dans les différentes régions du désert, aux yeux de ceux surtout qui hésitent encore sur l’opportunité de construire le rail, cette propagande peut revêtir quelque apparence de raison. Cette apparence ne résiste pas d’ailleurs à un sérieux examen. Que ce mode de transport, en effet, soit très praticable