222. L’'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS du Gadiaga et du Güidimakha et, plus tard, des Bambaras du Kaarta et des Khassouké. Les nouveaux ennemis que nous allions avoir à combattre étaient les plus redoutables de tous. Les guerres de religion sont impitoyables et le fanatisme inspire un courage qui ne recule devant rien, puisque, pour ceux qui en sont animés, la mort elle-même est regardée comme un bien Enfin, en parlant de la campagne du colonel Frey contre le marabout Mahmadou Lammi, il dit : Le colonel Frey partit de Bamako le 13 février 1886. Il était à Khayes le 2 avril, le 10 avril il avait réuni une force de 150 Européens et 450 tirailleurs et spahis, le 12 avril com- mença une seconde campagne de six semaines qui offre un grand intérêt. Marches forcées, marches de nuit, surprises de nuit, tout ce qu’un chef ingénieux et.hardi peut demander à une troupe aguerrie, dévouée et admirablement entraînée fut essayé et presque toujours obtint plein succès. On est étonné des preuves de vigueur que sut encore donner cette vaillante troupe quand on considère que deux mois avant, elle combattait sur le Niger à plus de 800 kilomètres de ce nouveau théâtre d’opéra- tion. Ce sont là les seules appréciations intéressant nos soldats noirs que nous trouvons dans le livre le Sénégal, la France dans l’Afrique occidentale, que Faidherbe a publié en 1889, et dont il m’a fait le grand honneur, lui, grand chancelier de la Légion d'honneur, de me donner un exemplaire en « hommage de l’auteur à M. le commandant Archi nard, commandant supérieur du Soudan français ». Il est dédié à M. Schælcher, sénateur, ex-membre du gouver- nement provisoire en 1848. en ces termes : Cher maître et ancien collègue, Permettez-moi de vous dédier ce livre où :l est question de l’esclavage des noirs, à l’émancipation desquels vous avez consacré votre vie entière.