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        <title>L' empire colonial français</title>
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            <forname>Albert François Ildefonso d'; Louis; Louis Dominique Achille</forname>
            <surname>Anthouard; Archinard; Aubier</surname>
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      <div>334 L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS 
Tonkin. Aussi bien, sans intervenir dans la politique 
intérieure de la Chine, la France ne doit-elle pas, pour 
employer l’heureuse expression du gouverneur général 
Varenne, rester indifférente aux troubles et aux vio- 
lences de la tourmente chinoise dont nous pouvons avoir 
à craindre les remous qui justifient « notre attention 
vigilante en nous donnant quelque droit de nous émou- 
voir de certaines conséquences désastreuses ou tragiques 
qui ont pu atteindre nos compatriotes et nos intérêts. » 
Si notre pays doit, d’autre part, voir la Chine retrouver 
bientôt la stabilité nécessaire à son avenir et au besoin 
y aider de tout son pouvoir, il lui est interdit, cependant, 
au cas où, l’anarchie y continuant, des étrangers seraient 
appelés directement ou indirectement à y rétablir l’ordre, 
de souffrir cette intervention au Kouang-tong, au 
Kouang-si, dans l’île de Haï-nan, et, moins encore, au 
Yun-nan. . 
Aux termes des déclarations du 15 mars 1897 et du 
10 avril 1898, la Chine s’est engagée, en effet, à ne « ja- 
mais. aliéner ni concéder l’île de Hai-nan à aucune 
autre puissance étrangère, à titre de cession définitive 
pu temporaire ou à titre de station navale ou de dépôt 
de charbon ; » et elle a reconnu que les provinces limi- 
trophes du Tonkin « devront être toujours administra- 
trées par (elle) et rester sous sa souveraineté. (qu)'il n’y 
a aucune raison pour qu’elles soient cédées ou louées à 
une puissance ». Le jour, par conséquent, où elle ne serait 
plus capable de respecter ni faire respecter ses engage- 
ments ni de s’opposer au morcellement de son territoire, 
c’est à nous seuls que devra incomber le soin de ramener 
l’ordre et la sécurité dans ces régions qui sont en’ fait, 
d’ores et déjà, dans notre « zone d'influence », 
Si même ces provinces — c’est une hypothèse aussi 
vraisemblable que la première — se séparaient un jour de 
la Chine ; si, trop faibles pour assurer leur existence et 
trouver les capitaux et les ressources nécessaires à leur</div>
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