INTRODUCTION Il importe que nous nous expliquions, dès le début de la présente étude, sur une particularité qui ne manquera pas de surprendre : la prédominance, parmi les sources consultées, des documents de langue alle- mande. Si ce déséquilibre était notre fait, il constituerait un grave défaut. Nous ne voulons pas nier qu'habitant en Suisse allemande, nous étions plus à même d'obtenir commodément des livres allemands, mais c’est là une circonstance qui, nous tenons à l’affirmer expressément, n’a joué qu’un rôle infime. Nous sommes sûr que, en quelque lieu que nous ayons composé notre ouvrage, nous eussions été obligé d’accorder à la documentation de langue allemande une place prépondérante et que si, pour une raison ou pour une autre, il nous eût été impossible d’y avoir recours, notre travail eût été gra- vement compromis, amoindri, sinon rendu totalement impossible. À quelle cause attribuer cette situation ? En premier lieu, au fait que nous habitons en Suisse et que c’est par leur aspect suisse que les questions nous intéressent surtout. Or, il est clair que la Suisse allemande, trois fois plus peuplée et peut-être plus « commercialisée » que la Suisse romande, devait tout naturellement four-