XVIII nir, sur le sujet qui nous intéresse, une littérature plus abondante. La preuve qu’il en est bien ainsi est aisée à administrer. Consultons le catalogue de la Bibliothèque nationale suisse: Systematisches Verzeichnis der schweizerischen oder die Schweiz betreffenden Verôffentlichungen (1901-1920). Le volume qui nous intéresse est le troisième *, consacré au droit et aux sciences sociales, et, dans celui-ci, la troisième partie, à partir de la page 361. Nous y trouverons une énumération de livres sur les questions commerciales, se rapportant de plus ou moins près au sujet de notre étude, Il est clair que la Bibliothèque nationale ne favorise pas la production littéraire alémanique aux dépens de la production française. Or, que constatons-nous ? La prédominance déjà signalée des publications allemandes sur les publications françaises. Une autre cause de la rareté relative des publications rançaises est encore dans la plus longue résistance des universités latines à reconnaître les sciences commerciales comme une branche de l’enseignement universitaire. L'université allemande est beaucoup plus compréhensive. Encore aujourd’hui, elle donne partout des cours sur des sujets dont l'introduction dans les universités françaises se heurterait à une mauvaise volonté opiniâtre ?. Il en résulte que le monde savant s’est mis plus tard et avec moins d’ardeur en France qu’en Allemagne à considérer les questions purement commer-! Fditeur : Ernst Bircher, Berne, 1923. * Citons comme exemple les cours de journalisme, qui se donnent en Allemagne et à l’Université de Zurich. Il existe, il est vrai, une école de journalisme à Paris, laquelle possède, si nous ne nous trompons, des attaches avec l’Université. D’un autre côté, l’Université de Bâle, qui n’est pas une université romande, a refusé, il y a quelques années, d’admettre un privat-docent qui se proposait de faire un cours sur le journalisme.