— 6 — élevé le chiffre de 500,000 fr. donné comme limite supérieure du chiffre d’affaires du petit commerce. La définition du petit commerçant pourrait être complétée, ou plutôt restreinte, par des considérations tirées de la marchandise vendue ; mais, à cet égard, il est assez difficile de dire où commencent et où finissent les détaillants. Ce dernier nom nous indique qu’ils vendent des marchandises qui se détaillent, par conséquent des marchandises dont le public fait un usage courant par petite quantité. Un bijoutier n’est pas un détaillant, même si certaines des choses avancées dans ce travail sS’appliquent pleinement à sa profession. Et à tout prendre, un boulanger ne l’est pas non plus, quand bien même il souffre en partie des mêmes maux : encombrement de la profession, abus du crédit par le consommateur, etc, et est exposé aux mêmes concurrences redoutables (boulangeries coopératives). Mais le boulanger n’est pas avant tout un commerçant, c’est un artisan qui vend des produits qu’il fabrique, Même les bouchers formeront, parmi les détaillants et presque en marge de ce groupe, une classe à part, caractérisée par le fait que l’exercice de la profession de boucher demandant un capital important, un des traits caractérisliques du commerce de détail actuel, soit l’abondance des toutes petites entreprises presque démunies d’argent, manquera dans la profession des bouchers *. En fait, les considérations auxquelles nous nous livrons plus loin se rapporteront avant tout au commerce de l’épicerie, auquel se joindront, mutatis mutandis, la mercerie, la droguerie, et, avec des traits communs dont le nombre * Cf. Wernicke, op. cit, p. 312-313 : «In den distributiven Gewerben wird der Kleinbetrieb pniemals entbehrt werden kônnen. Diejenigen Betriebe, die peine mehr oder weniger grosse Kapitalanlage erfordern, » Wie namentlich die Fleischerei, erhalten hierdurch schon d'einen gewissen Konkurrenzschutz ».