20 Un autre passage du même auteur est tout aussi explicite * : « Quelle que soit la concentration de la production et » de l’échange, il n’est pas.au pouvoir d’une société de » supprimer absolument toutes les petites entreprises individuelles. « L’Angleterre, le pays par excellence de l’industrie » agglomérée, du grand commerce, des sociétés coopératives de consommation, fournit la preuve de cette vé->rité»” Faucherre, dans une œuvre de polémique (en faveur des coopératives) à laquelle manque l’impartialité que nous avons précédemment reconnue à cet auteur *, après avoir dit pis que pendre du commerce libre, est obligé cependant de concéder qu’il n’est pas possible de l’éliminer * : «Il va sans dire qu’il ne peut pas absolument être ! Op. cit, p. 294. ? Suit la démonstration statistique de cette affirmation relative à l'Angleterre. Nous ne reprenons pas ici cette statistique trop ancienne. 3 C£ notre note 1, pp. 3 et 4. Il s’agit ici d’une conférence laite le 12 mai 1918 et parue l’année suivante en brochure à l'imprimerie de l’Union suisse des Sociétés de consommation, à Bâle, sous le titre: Mittelstandsbewegung und Konsumgenossenschaîten. L'auteur peut plaider les circonstances atténuantes au sujet d’une œuvre qui est très sous l’influence du moment où elle a été écrite. Il ne faut pas trop demander aux publications de la période de guerre. Il est possible aussi que l’auteur, de 1912 à 1918, ait subi une sorte de déformation professionnelle par suite de son travail au service de l’Union des coopératives. Quoi qu’il en soit, nous sommes en présence ici d’un véritable pamphlet d’un adversaire qui se donne le beau rôle, et la classe moyenne en prend. comme on dit vulçairement. « pour son grade ». * L'auteur en donne pour preuve que, cinquante ans après le début du mouvement coopératif, les coopératives ne font encore, en Suisse, que le 20 à 30 €, du chiffre d’affaires to-