V4, tiquiers anglais *. Wernicke, dans une brochure qu’il a écrite en faveur des grands magasins ?, signale le cas, déjà mentionné par Sombart, d’une ville d’Allemagne qui, il y a un quart de siècle et plus, avait un détaillant par 91,7 habitants. Or, la situation n’était pas aussi cri- tique que maintenant. Ce cas est sans doute extrême, mais on aurait tort de le croire isolé. Nous avons déjà cité plus haut (v. p. 13 et note 3 de cette page) les chiffres impressionnants auxquels arrive Leroy-Beaulieu en ce qui concerne la France. Ce pays gaspille sa force-travail at des capitaux dans l'économie de distribution ; il gaspille par conséquent aussi ses chances de s’enrichir. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir Leroy-Beaulieu appeler de ses vœux la concentration commerciale, tant redoutée des amis de la classe moyenne, qui forcerait un nombre sonsidérable de détaillants à abandonner la lutte. Nous ne pouvons être d’accord avec lui sur cette méthode bru- tale de faire reculer numériquement la classe des dé- laillants, parce que notre rêve est de la sélectionner ra- tionnellement, et non d’étrangler au hasard, au grand lam de la classe moyenne, non pas les moins aptes, comme l’imagine un darwinisme simpliste, mais bien les forces utiles et les forces parasitaires pêle-mêle. En re- vanche, nous souscrivons à son vœu de voir l’effectif actuel des détaillants considérablement réduit. Voici les termes mêmes de notre auteur (p. cit, p. 323) : t Cf. Wernicke, op. cit, p. 242. Cf. aussi Leroy-Beaulieu, op. cit, p. 320, qui dit: «Devrons-nous verser des larmes > sur le sort de ces petits boutiquiers dépossédés de leur » clientèle, évincés du champ de l’activité sociale par des ) concurrents plus vigoureux...? Ce serait un véritable abus > de notre sensibilité, Stuart Mill avec raison a refoulé cette > pitié ». ? Page 6. La brochure est intitulée: Die wirtschaftliche und soziale Bedeutung der Warenhäuser in der modernen Volkswirtschaft, von Dr J. Wernicke. Berlin, 1904, Druck & Verlag von L. Düringshifen).