28 — » pacités moyennes pullulent dans un pays civilisé. IL y »a beaucoup plus aujourd’hui qu’autrefois d'hommes » ayant l'esprit ouvert, possédant certaines connaissan- » ces techniques, quelque entente des affaires, un certain » don d’organisation ; toutes ces qualités sont dans quel- » que mesure devenues vulgaires. Il est rare encore de »les trouver toutes concentrées à un très haut degré » chez le même individu ; mais elles existent à un degré » suffisant chez un assez grand nombre d'hommes, pour » que le recrutement de la classe des industriels et des > commerçants soit plutôt surabondant. Il résulte en- > core de cette circonstance une tendance à l’abaissement des profits » *. D’où vient donc la nuée d’incapables ou de demi- rapables qui met le commerce de détail en coupe ré- slée ? Sur ce point important, les documents abondent. Comme on ne voit pas l’épicier faire de grands efforts musculaires et travailler de ses mains, on croit qu’il n’a rien à faire : « Chez beaucoup de ceux, beaucoup trop nombreux, qui > se vouent au commerce, la préférence montrée à cette » carrière ne provient pas peu de l’idée erronée qu'il est facile de jouer au marchand et pas difficile de gagner > de l’argent à ce jeu » °. Cette facilité apparente de la carrière commerciale 2n fait le rendez-vous de tous les ratés : « Le petit commerce est ainsi devenu le grand récep- »tacle des nombreuses personnes qui désespèrent de » s'assurer des ressources par un autre moyen. Aussi > longtemps que le petit commerce devra absorber le - t Leroy-Beaulieu, op. cit, p. 301. ? «Bei manchen der « Vielzuvielen:», die sich dem Han- > delsstande widmen, ist die Bevorzugung der Handelstätig- > keit nicht zuletzt auf den Irrtum zurückzuführen, Kauf- ) mann zu spielen, sei leicht, und dabei Geld zu verdienen, > nicht schwer ». (Dr. August Engel, op. cit, p. 10).