46 — a son magasin, et, grâce à ce qu’on pourrait appeler le « chantage à la résiliation de bail », arrivera tout de même à ses fins * Cette catégorie de grossistes est for- lement représentée «en Suisse », dit Champion ?, 3, 4 ! Ceci montre combien est équitable la récente loi fran- aise qui stipule qu’un détaillant auquel son propriétaire refuse le renouvellement du bail a droit à une indemnité pour la valeur qu’il a donnée au fonds. Indépendamment du fait qu’il devient impossible au propriétaire de s’attri- buer purement et simplement la rente du travail du loca- taire (en louant plus cher au même preneur ou à un autre), les opérations déloyales des grossistes leur sont rendues infiniment plus difficiles (parce que plus coûteuses). Lois du 30 juin 1926 et du 22 avril 1927. Cf. Le Problème de la pro- priété commerciale et sa solution en droit français, par M. Albert Chéron (Strasbourg, Imprimerie Le Roux & Cie, S. A, 1927). ? Loc. cit. «Diese Grossistenkategorie ist in der Schweiz » stark vertreten. » 3 Engel (op. cit, p. 12) consacre l’alinéa suivant à cette ratégorie de grossistes : «Was aber manche Grossisten immer wieder dazu ver- >leitet, die Grenzen der Vorsicht zu überschreiten, ist aus- » ser dem Streben, trotz der grôsseren Risikos, den Waren- » umsatz zu erhôhen, die Hoffnung, in Geschäften dieser Art > Gelegenheit zu finden, minderwertige Waren einmal und >wenn môglich regelmässig abzusetzen und das Risiko » durch unverhältnismässig hohe Preise auszugleichen. » * On peut voir à la page 170 de Wernicke, Kapitalismus und Mittelstandspolitik, un texte de 1905, d’où il ressort jue les artisans, tout comme les commerçants, s’établissent avec des outils, matières premières, etc, achetés complète- ment à crédit et se mettent ainsi dans l’entière dépendance de leurs fournisseurs. Il va du reste sans dire qu’un tel phénomène ne peut da- er ni d’aujourd’hui, ni d’hier. On a toujours l’impression en lisant les auteurs qui consacrent leur plume à la dé- lense de la classe moyenne que ces messieurs font dater tous les maux et tous les abus de l’instauration de la liberté in- dustrielle et commerciale : «Le commerce de détail voit avec reconnaissance l’Etat pintervenir dans son champ d’activité aussi longtemps que à celui-ci s’efforce, en restreignant la liberté absolue du » commerce. d’éliminer les abus malsains que tout excès de