65 — s ment le principe de la rentabilité quand ils agissent » comme consommateurs que quand ils agissent comme » gens d’affaires gagnant leur vie. Cette circonstance introduit dans le petit commerce un élément irra- »tionnel qui pourra difficilement être éliminé, juste- » ment parce que l'homme n’obéit pas toujours, même » dans la vie économique, à des motifs purement ra- » tionnels, mais trouve bien plutôt une jouissance par- >ticulière à se laisser déterminer par ses inclinations »et ses commodités, sans se donner la peine de cai- > culer » *, Mais on se tromperait si l’on croyait que les détail- lants, parce qu’ils sont dans l’impossibilité de vendre durablement à bon marché et que, nous l’avons vu, la clientèle l’exige d’eux moins qu’on ne s’y attendrait, renoncent à la vaine tentative de s’évincer les uns les autres par le gâchage du prix, les uns de telle mar- chandise, les autres de telle autre”. En cela, ils nui- sent à la corporation et à eux-mêmes. Ce n’est pas en vendant au-dessous du prix de revient qu’on devient apte à faire des offres plus favorables que celles de la concurrence. Mais peut-on demander le respect de cette vérité évidente à des gens qui se croient commercants 1 «… dass die meisten Menschen als Konsumenten bei wei- »tem nicht so streng das Prinzip der Wirtschaftlichkeit be- » folgen, wie sie es als erwerbende Geschäftsleute tun… So » bleibt also im Kleinhandelsverkehr ein irrationelles Ele- »ment übrig, das sich schwerlich wird beseitigen lassen, » weil eben der Mensch auch im Wirtschaftsleben nicht im- » mer rein rationellen Motiven folgt, vielmehr oft einen be- » sonderen Genuss darin findet, sich, ohne zu rechnen, durch » Neigung und Bequemlichkeit bestimmen zu lassen. » (Lexis, article Handelspolitik, dans: Handwôrterbuch der Staats- wissenschaften. Cf. Wernicke, Kapitalismus und Mittelstands- politik, pp. 194-195). ? Le sucre passe pour être l'objet d’une sollicitude toute varticulière de la part des gâte-métier.