67 me. Van der Borght, dans son discours, déjà cité, à la Chambre des députés de Prusse, affirme qu'il est arri- vé, à Aix-la-Chapelle, que le café füt meilleur marché au détail qu’en gros. Il déclare connaître aussi des exemples de vente à perte d’autres denrées, comme le pétrole, ou les allumettes. D'une part donc, tout le monde, ou presque, est prêt à vendre à perte à l’occa- sion, s’il peut par là espérer retenir la clientèle. D'au- tre part, personne, pas même les Warenhäuser, ne peut vendre à perte indéfiniment. Il n’y a donc pas de dif- férence essentielle entre les procédés reprochés à ceux- ci et les procédés courants, au moins sur ce chapitre spécial. Dans un discours tenu à Trèves, le 21 octobre 1906, un député au Reichstag, Rœren, ne craignait pas de dire : « Les manœuvres de concurrence déloyale qui sont » mises à la charge des Warenhäuser sont présentes » aussi, et en surabondance, dans la classe des com- » merçants. Nous ferons bien de ne pas voir un per- » sonnage idéal dans chaque petit commercant »*. Les détaillants, tout au moins certains d'entre eux, n’ont pas craint de mériter aussi quelques-uns des reproches qu’ils adressent aux colporteurs. Sigfried Bloch a tout un chapitre? consacré aux colporteurs de drap, auxquels il est en général favorable. Il ne nie pas que ceux-ci ne se rendent coupables, à l’occasion. ! «Die unlautern Konkurrenzmanôver, die den Waren- » häusern zur Last gelegt werden, sind in überreichem Mass »auch im Kaufmannsstand vorhanden. Wir tun gut, nicht »in jedem klecinen Kaufmann eine Idealfigur zu sehen » (Cf. Wernicke, op. cit, p. 427). ?C’est le premier de (Die Entwicklungstendenzen im Tuchhandel…).