— 146 — blics à agir en faveur des autres. Dans notre première parlie, en citant Suchsland, nous avons déjà vu com- bien il est malaisé de dire exactement où commence et où finit la classe moyenne ; nous avons aussi parlé de la distinction entre la classe moyenne ancienne et la nouvelle. La classe moyenne ne disparaît pas, elle se transforme ; pour trouver qu’elle disparaît, il faut s’obs- liner à confondre une forme transitoire de la classe moyenne, un groupe de celle-ci qui a pu être dominant, mais a décliné ensuiie, avec la classe moyenne elle- même. Si l’on donne de la classe moyenne une définition suffisamment large, on voit s’envoler comme par en- chantement les causes d'alarme : « À aucune époque il n’a existé une classe moyenne > Si vigoureuse, si florissante, si régulière dans son ac- » croissement que de nos jours. Seulement, ce sont en > partie des formes nouvelles et différentes que revêt sla classe moyenne d’aujourd’hui, » * « La classe moyenne ne décline pas ; il est bien plus » vrai de dire qu’elle se fortifie continuellement. » ? Ainsi parle Wernicke. Aussi ne devons-nous pas nous étonner de le voir éclater en propos extrêmement durs contre ceux qui prétextent la crise de la classe moyenne pour mettre la force publique à leur propre service. La préface de Kapitalismus und Miitelstandspolitik contient ce passage : « Je suis toujours plus arrivé à la conviction que la > politique des classes moyennes que poursuivent les ! «Es hat… zu keiner Zeit einen so kräftigen und » blühenden und stetig zunehmenden Mittelstand gegeben, » Wie in der Gegenwart, nur sind es zum Teil andere und » neue Formen, in denen sich der neuzeitliche Mittelstand bbildet.» (Wernicke, Die wirtschaftliche und soziale Bedeutung der Warenhäuser, p. 7). ? «Der Mittelstand geht nicht unter, sondern erstarkt » vielmehr beständig.» (Ibid, p. 2).