— 160 — ments de la police des constructions de façon à pou- voir interdire que les grands magasins eussent plus d’un étage. C’eût été un moyen peu franc, mais radical, de les extirper. Des ordonnances furent édictées dans ce sens, mais personne ne se trompa sur leur véritable origine et leur véritable but. Mais l'autorité supérieure veillait. Elle estima que des règlements purement techniques ne sont pas là pour qu’on les fasse servir à des manœuvres de politique de classe et de groupes professionnels et dé- clara nuls les arrêtés pris par la ville de Nüremberg, puis par celles de Hanovre et de Münster. * La politique négative agit en toutes choses comme envers les règlements sur les constructions. Elle fausse le but des impôts, ceux-ci n'ayant jamais pour but d'a- néantir l’imposé et rarement celui de nuire à sa prospé- rité (imposition de l’eau-de-vie pour restreindre la con- sommation). En matière de commerce (colporteurs), le Tribunal fédéral suisse a toujours déclaré inadmissibles les taxes prohibitives. Et du reste, dans « la vie écono- >» mique, la concurrence, c’est tout. Vouloir la réprimer » en faveur d’une classe de citoyens, c’est donner à celle- > ci, au désavantage de la collectivité, une position pri- » vilégiée bien difficile à justifier » * ! Cf. Wernicke, Bedeutung der Warenhäuser, pp. 21-22. > «Im wirtschaftlichen Leben bedeutet die Konkurrenz ) alles. Sie zu gunsten einer Klasse von Mitbürgern unter- » drücken wollen, heisst dieser zum Schaden der Gesamt- » heit eine nicht recht begründete Vorzugsstellung einräu- »men.» (Wernicke, Kapitaliismus und Mittelstandspolitik, p. 448.) Si l’on arrive à être contraire à la politique négative tout en étant d’avis que la concurrence, c’est tout, on le sera à bien plus forte raison si l'on se fait du commerce une con- ception qui cesse d’accorder à la concurrence la première place. Les problèmes qui nous ocupent semblent disparaître pour un Ford, qui met en premier lieu non la notion de concurrence, mais celle de service : «Nicht auf Wettbewerb kommt es an, sondern auf die be-