— 168 — Sigfried Bloch! exprime un vœu qu’on ne retrouve guère ailleurs avec cette netteté : la politique d'interven- tion doit être cohérente, obéir à des principes généraux, à un programme. Ce doit être une politique commerciale, au plein sens du terme, et non une suite de coups de pou- ce qui pallient les maux au lieu de les guérir, et qui peu- vent être féconds en conséquences fâcheuses imprévues, et peut-être même inaperçues. La politique d’interven- tion doit être au service du progrès ; elle ne saurait donc être, comme la: politique négative type, une politique de réaction, ? De nos jours, la politique positive a cause gagnée. Cela ne veut pas dire que la politique négative soit tombée dans l’oubli. Nombreux sont les hommes qui sont parfaitement d’accord que le commerce de détail doit s’aider à lui-même, en attendant, mais que le re- mède idéal, c’est l'intervention de l'Etat. Ils oublient souvent que cette dernière doit être comprise dans un sens très limité pour n’être pas contradictoire avec l’autre : «Ce serait une grosse erreur d’admettre que le pro- » gramme de l’aide du petit commerce par lui-même ait »eu pour conséquence l’abandon des appels à l’inter- > vention de l’Etat. Pas du tout ; tout au plus une petite » partie des artisans et commerçants réclament-ils main- ! Sigfried Bloch, Zürich: Neuere Wandlungen in der schw. Rundstuhlwirkerei, ein Beitrag zur Kleidung des Schweizer Volkes. (Separatabdruck aus dem Grütlianer Nr. 128 und 129 vom 5 u. 6. Juni 1914.) ? Op. cit, p. 12. Ces mots constituent la conclusion de cette courte brochure : « Der privatkapitalistische, Unternehmungsgeist mit seinem » grossen Spielraum innerhalb der geltenden Wirtschaftsord- »nung erfindet zwar immer wieder neue Mittel, den Ge- p winn zu erhôhen ; trotzdem dürîte es einer zielbewussten, » programmatischen inneren und äusseren Handelspolitik » gelingen, hôhere Produktions- und Distributionsformen in » die Wege zu leiten. »