— 2904 — Avant de voter ce texte, le Congrès avait entendu de nombreux rapports sur la question. * Le premier exposé avait été celui de « Edeka », coo- pérative des commerçants en détail d'Allemagne, à Ber- lin.? Le rapporteur avait désigné trois types de socié- tés d’achat : les sociétés simples, les sociétés coopérati- ves, les sociétés par actions, Les petites coopératives manquant de capital jouent le rôle de simples commis- sionnaires. Le rôle d’acheteurs a été adopté par les grands groupements et par les sociétés qui, par suite de leur ancienneté, sont solidement constituées. « Un autre » problème à résoudre, c’est celui de la manière d’effec- tuer les commandes individuelles. Certaines coopéra- > tives font visiter leurs membres par un voyageur. » D’autres communiquent les prix par circulaires heb- > domadaires, bi-mensuelles ou mensuelles; Le plus » souvent ont lieu à la coopérative des journées d'achats, » Chaque semaine, tous les quinze jours ou tous les mois. » Les offres sont alors discutées et chaque membre passe >la commande des marchandises dont il a besoin. Ces » assemblées ont toutefois donné lieu à des difficultés > 1 Voir les résolutions, tractandum No 2: Les achats en commun, pp. 396 seq. L’exposé de la situation en Allemagne se trouve aux pagesi 401-402 (résumé français); le résumé français du rapport sur la situation en Autriche est à la page 402. Page 406 se trouve le résumé français de l’exposé de M. Brandenberger, directeur de l’« Union», à Olten. ? Edeka veut dire E. D. K. (Einkaufsgenossenschaft Deut- scher Kaufleute). Il est à remarquer que les détaillants d’Al- sace-Lorraine ont conservé ce nom à leur société d’achat, au grand scandale des patriotes, quoique l’Edeka d’Alsace- Lorraine soit, depuis la guerre, complètement distincte de la société allemande. Ce menu fait est symptomatique du cré- dit que, dès avant 1918, la société d’achat en commun avait acquis sur les esprits en Alsace-Lorraine. Ceci n’empêche pas les personnalités qui dirigent en AI- sace-Lorraine les destinées coopératives du petit commerce d’estimer que les achats en commun ne sont pas encore assez développés dans ce pays. Ainsi M. André Blum, déjà cité.