M7 » mun, on arrivera à ceci, que le commerce des outsiders » sera impossible à la longue. D'autre part, à côté de la » formation continuelle de rings et de trusts de la part »des fabricants, la grande Union pourra infiniment »mieux défendre ses droits que des petits groupe- » ments qui, souvent, n’ont aucun point de contact entre eux et qui, souvent aussi, ne sont pas d'accord ». Au cours de la discussion qui suivit la lecture des rap- ports, deux voix s’élevèrent contre les achats en com- mun, et, chose curieuse, ce furent toutes deux des voix de délégués suisses. M. Haïtemer « estime que les achats en commun ne sont pas dans l'intérêt des Classes s moyennes. Ils restreignent l'initiative et l'action indi- » viduelle et font courir aux membres des classes > moyennes le danger de cesser d’être indépendants. ‘ » En outre, grâce aux achats en commun, des gens > se font détaillants qui, privés de cet appui, seraient » restés à l'écart de cette profession. » La première de ces affirmations est une affaire d’ap- préciation. Quant à la dernière, elle proclame le rebours du bon sens, Il est faux que les sociétés d’achat en com- mun favorisent les détaillants parasitaires, pour la bon- ne raison qu’elle ne sont pas forcées de les admetire, et qu’en les excluant, elles peuvent leur porter le coup décisif qui amène leur élimination de la profession. Ure coopérative d’achat n’est pas un moulin où puisse entrer de son propre chef quiconque le trouve oppor- tun. Au contraire. et M. E. Thom, délégué allemand. a * C’est peut-être pour cela que Wernicke ne les aime pas. (Cf. Kapitalismus u. Mittelstandspolitik, p. 381.) Mais c’est une inconséquence de la part d’un libéral ! On ne saurait en effet, si l’on proclame le principe du laisser faire, laisser passer, en refuser l'application aux sociétés d’achat en com- mun, qui sont incontestablement le produit de la liberté économique et de la liberté de contrat de leurs membres, sS’associant dans la recherche d’un avantage économique Quoi de plus conforme aux doctrines libérales ?