211 On pourrait croire, de prime abord, qu'en procurant à tous les membres des marchandises aux mêmes prix, l’achat en commun empêche le jeu de la concurrence. C’est faux, car il ne faut pas oublier que les prix de vente ne peuvent pas être fixés arbitrairement par les détaillants. Les sociétés d’achat ont pleinement répondu à ce que l’on attendait d'elles, Grâce à ces organismes, les petits commerçants ont pu soutenir la concurrence d’adversaires tout puissants, sociétés de consommation ou à succursales, et cela non seulement en raison de la diminution des frais généraux, mais encore parce qu'ils peuvent, par l’intermédiaire de la société, acheter des marchandises à des conditions favorables, tant au point de vue du prix qu’à celui de la qualité. Les sociétés d'achat ont, en outre, eu un avantage inestimable : elles ont éduqué leurs adhérents et ont mis de l’ordre dans le système des paiements dont l’état était auparavant désastreux. Des termes de trois à six mois étaient fréquents. De nos jours, le terme de 30 jours seul est usuel. De son côté, et pour faire face à ption de nouveaux articles, réside dans le fait que le chef » de l’entreprise n’a pas à résoudre des problèmes pour les- » quels il n’est pas préparé ; par contre, grâce aux achats » plus importants des marchandises tenues en magasin, les » prix et les conditions sont plus favorables, les réserves » plus petites, le virement plus grand et le rendement meil- »leur.» «Nous remarquons qu’un certain nombre de collègues se »sont décidés déjà pour cette voie. Selon les observations » que nous avons faites, il semble qu’ils ne le regrettent pas. » Nous avons la ferme conviction que cette forme d’extension » (succursales) deviendra de plus en plus usitée. » * La fin de ce chapitre est empruntée textuellement à no- tre article : Une arme pour le commerce privé : L'achat en commun, paru dans le numéro spécial de juin 1929 du Jour- nal suisse des artisans et commerçants. En ne citant pas seulement, mais en intégrant ce morceau au présent cha- pitre, nous ne faisons que tirer partie de notre propre bien. re que personne, pensons-nous. ne trouvera illégitime.