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        <title>La crise du petit commerce</title>
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            <surname>Cottier</surname>
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s ment le principe de la rentabilité quand ils agissent 
» comme consommateurs que quand ils agissent comme 
» gens d’affaires gagnant leur vie. Cette circonstance 
introduit dans le petit commerce un élément irra- 
»tionnel qui pourra difficilement être éliminé, juste- 
» ment parce que l'homme n’obéit pas toujours, même 
» dans la vie économique, à des motifs purement ra- 
» tionnels, mais trouve bien plutôt une jouissance par- 
&amp;gt;ticulière à se laisser déterminer par ses inclinations 
»et ses commodités, sans se donner la peine de cai- 
&amp;gt; culer » *, 
Mais on se tromperait si l’on croyait que les détail- 
lants, parce qu’ils sont dans l’impossibilité de vendre 
durablement à bon marché et que, nous l’avons vu, la 
clientèle l’exige d’eux moins qu’on ne s’y attendrait, 
renoncent à la vaine tentative de s’évincer les uns les 
autres par le gâchage du prix, les uns de telle mar- 
chandise, les autres de telle autre”. En cela, ils nui- 
sent à la corporation et à eux-mêmes. Ce n’est pas en 
vendant au-dessous du prix de revient qu’on devient 
apte à faire des offres plus favorables que celles de la 
concurrence. Mais peut-on demander le respect de cette 
vérité évidente à des gens qui se croient commercants 
1 «… dass die meisten Menschen als Konsumenten bei wei- 
»tem nicht so streng das Prinzip der Wirtschaftlichkeit be- 
» folgen, wie sie es als erwerbende Geschäftsleute tun… So 
» bleibt also im Kleinhandelsverkehr ein irrationelles Ele- 
»ment übrig, das sich schwerlich wird beseitigen lassen, 
» weil eben der Mensch auch im Wirtschaftsleben nicht im- 
» mer rein rationellen Motiven folgt, vielmehr oft einen be- 
» sonderen Genuss darin findet, sich, ohne zu rechnen, durch 
» Neigung und Bequemlichkeit bestimmen zu lassen. » (Lexis, 
article Handelspolitik, dans: Handwôrterbuch der Staats- 
wissenschaften. Cf. Wernicke, Kapitalismus und Mittelstands- 
politik, pp. 194-195). 
? Le sucre passe pour être l'objet d’une sollicitude toute 
varticulière de la part des gâte-métier.</div>
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