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        <title>Le centre de formation professionnelle de Huê</title>
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        EXPOSITION COLONIALE . INTERNATIONALE
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PARIS 1931

INDOCHINE FRANÇAISE

SECTION DES SERVICES D’INTÉRÊT SOCIAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

LE CENTRE
DE FORMATION PROFESSIONNELLE
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IMPRIMERIE D'EXTRÊME-ORIENT
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Le Centre de Formation professionnelle de Huêë

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En Indochine c’est en 1926 qu'ont été posés les principes d’une organisation
 d'enseignement professionnel étroitement adaptée aux besoins
locaux et poursuivie à la lumière des nouvelles directives métropolitaines.
 C’est en 1927 et 1928 que se sont poursuivies parallèlement l’en
quête générale administrative sur les besoins professionnels de l’Indc
rhine et l’enquête des Inspecteurs de l’Instruction publique sur les établissements
 d'enseignement professionnel déjà existants. Les conséquences
 de cette double enquête ont été d’abord l'introduction progressive
dans les programmes de l’enseignement élémentaire et primaire francoindigène
 d'éléments d’initiation ou de préparalion à la vie professionnelle,
 les premiers essais de pénétration rurale d’enseignement professionnel
 au Cambodge, en Cochinchine et au Tonkin, les mises au point
de coordination des efforts dans les établissements d’enseignement professionnel
 déjà existants, notamment pour les cours préparatoires d’enseignement
 général spécialisé adjoints désormais aux écoles pratiques et
pour la réforme des Ecoles d'art appliqué de Cochinchine. Mais le résul-‘at
 fondamental a été au début de 1929 le dépouillement, par une commission
 réunie à Hanoi, de l’enquêle administrative. Les conclusions
de cette commission, publiées par la Direction générale de l’Instruction
publique en une brochure intitulée « L'enseignement professionnel indochinois
 en 1929 », ont arrêté la classification des métiers et des besoins
 d'enseignement professionnel, toutes les directives techniques et
pédagogiques à suivre, les réalisations immédiates ou ultérieures à envisager
 tant pour l’apprentissage que pour l’enseignement professionnel
lui-même. On peut maintenant considérer le problème comme résolu et
la mise à exécution des solutions trouvées est déjà largement commencée.

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La rose des métiers, boussole de l’éducation professionnelle, est fixée
pour les diverses régions de l’Indochine ; l’organisalion des cours el
comités d'apprentissage, en collaboration avec les chefs d’entreprises

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intéressées a fait l'objet de très intéressants arrêtés du Résidenl supérieur
 en Annam et du Gouverneur de la Cochinchine et est à la veille
d'aboutir au Tonkin. D'autre part la réforme progressive des établissements
 existants est achevée pour les Ecoles d’art appliqué au Cambodge
el en Cochinchine ; elle-est à l'étude au Tonkin pour l'Ecole de Hanoi.
Pour les écoles pratiques d'industrie les grandes lignes de leur organisation
 définitive sont désormais fixées. Elles se recrutent au début de
chaque année scolaire par un concours ouvert aux adolescents d'au
moins quatorze ans qui suivront tous au début un enseignement préparatoire
 général adapté au niveau intellectuel des élèves et au milieu
technique où ils auront à se développer. Elles comprennent toutes trois
sections correspondant aux (rois métiers de base reconnus indispensables
dans toute l’Indochine (fer, bois, électricité) et ne gardent de sections
spéciales que dans la stricte limite el dans la forme qu’exigenl les besoins
 locaux réels de caractère permanent. La dernière année de scolarité
 est au moins en partie consacrée à des stages chez les patrons de la
région. Le domaine administratif v est séparé du domaine professionnel.
Le premier esL contrôlé par un conseil d'administration ; le second est
contrôlé par un conseil de perfectionnement présidé par le délégué du
chef d’administration locale et comprenant, outre le direcleur, des ingénieurs,
 des notabilités commerciales et industrielles locales, un mandarin
 dans les pays de Protectorat el des chefs d'atelier ou professeurs
techniques. Ces organismes permellront rapidement de préciser el de
réaliser les progrès à faire en chaque lieu lant au point de vue de l’outillage
 et des programmes qu’au point de vue de la gestion, de la complabilité
 et du budget, des bourses et internats etc…

Pour donner un exemple concret de l’application intégrale des principes
 ci-dessus énoncés dans l’un des cinq pays de l’Union indochinoise,
 nous allons étudier en détail l'organisme central de l’enseignement
 professionnel en Annam et exposer la genèse et l’élat présent de
l’École pratique d'industrie de Huê.

- Historique

C'est en 1899, onzième année du règne de S. M. Trank-Trar, que fut
publiée l’ordonnance royale créant à Tué une Ecole professionnelle, qui
‘ut immédiatement appelée « Truong-Bach-Công » par les indigènes
ce qui veut dire « Ecole des cenl métiers ».
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        1.

GOUVERNEMENT ANNAMITE
Plan de l‘Ecole Professionnelle de Hi

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AU Atelier à fer

| Salle des machines 5 Forge
2 Chaudière 6 Chaudronnerie
3} Magasin 7 Fonderie
4 Alustage

D) Atelier à bois

8 Menuiserie
9 Charpentage
10 Sculpture
'1 Mavasin à bois

12 Ciselure
| 3 Bourrellerie
| 4 Peinture
15 Direction

(D Ateliers divers
16 Secrétariat 21 Poterie
; 7 Salle de dessin 22W.C.
18 Internat 23 Conciergerie
|9 Magasin à bois 24 Logement du Directeur
2) Magasin de charbon 25 Dépendances
        <pb n="7" />
        L'expression dépassait un peu la réalité mais elle ‘caractérisait bien
un établissement où l’on formait des forgerons, des maréchaux-ferrants,
des ajusteurs, des tourneurs, des chaudronniers, des ferblantiers, des
mouleurs-fondeurs, des menuisiers, des charpentiers, des sculpteurs, des
charrons, des maçons, des tailleurs de pierre, des ciseleurs. des peintres.
des bourreliers, des dessinateurs.
Une subvention du Gouvernement annamile de l'ordre de vingt mille
piastres était mise à la disposition du directeur qui fut toujours un fonctionnaire
 français désigné par le Résident supérieur en Annam. Au directeur
 étaient adjoinis des chargés de cours francais et indigènes et des
rontremaîtres indigènes.
Installée dans deux grands bâtiments de construction annamite, qui
servaient jadis de magasins, elle rendit immédia‘ement de grands services
 en formant de nombreux ouvriers dont avaient surtout besoin les
bantiers de constructions des chemins de fer et des travaux publics
Plus tard, de 1914 à 1918, elle conlribua à la défense nationale en formant
 qua‘re cents ouvriers qui furenl envoyés en France, où ils travaillèrent
 dans les arsenaux principalement.
L’effectif scolaire élait de cent élèves environ ; lous externes au début,
ils recevaient une allocation mensuelle de trois piastres. Pour permet!re
d'étendre le recrutement aux provinces éloignées, un internal fut créé
an 1917, où les élèves étaient nourris et logés presque tous graluitement
La durée de l’apprentissage était de (rois ans, le programme comprenant
 quelques cours théoriques et surtout «les travaux pratiques.
Si ele était «l’Ecole des cent métiers y, elle étail aussi celle des mille
travaux. On y faisait de tout : depuis la construction d’urnes monumentales
 pour l’ornement du Palais jusqu'à la confection des sapèques ;
depuis la construction et la réparalion de chaloupes jusqu’à la fabricaion
 de pièces d’orfèvrerie finemen! repoussées et ajourées ; depuis la
onfection des meubles auslères des bureaux des services administratifs
jusqu’à celle des cadres minuscules ornés de sculptures locales. On lui
ronfia également le transport et la pose des monumentales chaudières
et machines de l’usine électrique. Toute commande élait acceptée, l’instruction
 des apprentis étant jugée ne pouvoir que gagner à l’exécntion
de ces travaux pratiques de tout ordre.
Mais les bâtiments éfaient anciens et nécessitaient chaque année de
nombreuses réparations ; d’autre part, comme dans toutes les vieilles
constructions indigènes, la toiture étant très basse, la lumière solaire
n’était distribuée à l’intérienr qu’assez chichement at très irréœulière
nent.
Le développement économique du pays entraînant des besoins impérieux
 de jour en jour plus étendus et spécialisés de main-d’ouvre qualifiée.
 en 1922 le Gouvernement du Protectorat décida de construire un
        <pb n="8" />
        élablissement, spécialement étudié pour l’Enseignement professionnel
qui devait prendre le nom d’Ecole pratique d’industrie.

il.

— L'ÉCOLE ACTUELLE

1° Situation. — Huë, capitale du pays et située approximativement en
son centre. était la ville toute désignée pour y construire la nouvelle
École.
Il existait sur le bord du canal de Phu-Cam, à 1.200 mètres environ de
la gare, un vaste emplacement inoccupé qui convenait parfaitement ; il
fallait rendre aussi aisé que possible le transport des matériaux divers.
combustibles, bois, fer. nécessaires à l'approvisionnement de l'atelier.

2° Bâtiments. — La construction de l’Ecole, commencée en 1923, fut
erminée en 1924 ; elle comprend :

a) Un groupe de deux bâtiments opposés avec un étage réservé pour
les dortoirs, le rez-de-chaussée étant occupé par les salles d’études, de
dessin, le réfecloire et le préau ;

b) Un deuxième groupe de deux bâtiments également opposés et for
mant sensiblement un carré avec le premier, où sont l’amphithéâtre
le laboratoire, la biblicthèque, les bureaux de la Direction et du Secré
lariat, les lavabos el les douches.
Ces constructions encadrent une jolie cour intérieure, autour de lajuelle
 les élèves peuvent circuler en restant à l’abri des intempéries,
crâce à une véranda continue :

c) Les ateliers à toiture en forme de shed, dont les fermes poutres e
chêneaux sont en béton armé ;
d) Quelques bâtiments secondaires, tels que l’infirmerie, le lavoirséchoir,
 la cuisine des élèves et le logement du Directeur.
Le tout est entouré d’une encein'e de 600 mètres de longueur, limitant
 une superficie de 25.400 mètres carrés. On a pu aménager à l'intérieur
 un terrain de sports comprenant : un terrain, de foot-ball, deux de
basket-ball, une piste de 280 mètres de tour, UN sautoir et des agrès
(livers, tout en laissant disponible nine surface suffisante pour l’agrandissement
 des ateliers et des bâtiments scolaires, lorsque cela deviendra
nécessaire.

3° Plan d’études, — L'Ecole pratique d’industrie a été ouverte le 1°
mars 1925 ; son effectif, primitivement fixé à cent élèves, devint bientôt
 insuffisant pour répondre aux besoins locaux : il a été porté à cent
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        PROTECTORAT DE L'ANNAM
Plan de l'Ecole Prate = “Industrie de

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Direction
Secrétariat
Magasin
- Bureau des surveillants
» Laboratoire
5 Amphithéâtre
7 Salle d'études
3 Salle de dessin
9 Réfectoire
-0 Préau
J Salle de douche
2 Lavabas W. C.

*3 Cuisine des élèves
4 Atelier à bois
5 Atelter à fer
16 Bureau du Chef des ateliers
17 Force motrice
18 Electricité ê
19 Fonderie
20 Forge
21 Chaudronnerie
12 Magasin
}3 Atelier de réparations
automahliles

24 Salle de peinture
}5 Halle de la locomotive
%6 Soudure autogène
}7 Lavoir et séchoir
28 Garage
79 Infirmerie
*0 Logement de l'infirrmer
*1 Conciergerie
2 Logement du Directeur
:3 Dépendances
4 Terrain de snarta
        <pb n="10" />
        vingt élèves en 1928, sans y comprendre ni les sections des conducteurs
d'automobiles et de rouleaux compresseurs ni les élèves provenant de
la Haute-Région (provinces de Kontum et de Darlac). Au début de l’année
 scolaire 1929-1980, l’effectii total était de 149 élèves ('° année : 44 ;
2° année : 40 ; 3° année : 37) ; sections spéciales : 27 dont 137 Annamites,
 7 Rhadés et 4 Djarais).
L'admission à l'Ecole se fait par voie de concours réunissant chaque
année une moyenne de deux cents candidats ; le nombre d’élèves admis
en 1” année étant de 45, ce concours entraîne donc une sélection
sérieuse.
La durée des études est de trois ans. L'apprentissage à l’Ecole est complété
 par un stage d’une année ou deux, suivant le cas, dans l’industrie
Il est sanctionné par un certificat d’études pratiques industrielles délivré
 aux élèves ayant obtenu à l’examen de sorlie une moyenne générale
au moins égale à 12 (minimum de la note d’essai manuel : 14) et ayant
donné satisfaction pendant leur stage dans l’industrie.
L'enseignement de l’Ecole comprend deux parties, l’une d’enseignement
 général (français, mathématiques, sciences), l’autre de formation
professionnelle (mécanique, électricité industrielle, dessin, technologie.
apprentissage manuel).

a) Enseignement général. — I] est donné par des professeurs français
et indigènes, à raison de neuf heures par semaine en 1" année, quatre
heures en 2° année et deux heures et demie en 3° année. Il comprend
surtout des compléments au programme du certificat d’études primaires
franco-indigènes donnés dans le but de permettre aux élèves d’arriver
à bien comprendre les applications industrielles.

b) Formation professionnelle. — Les cours de mécanique, d'électricite
industrielle, de dessin et de technologie sont faits par un professeur
français, à raison de neuf heures par semaine en moyenne. L’apprentissage
 manuel a lieu aux ateliers où les élèves travaillent cinq heures par
jour, guidés par des moniteurs indigènes, dirigés eux-mêmes par un
chef d’atelier français.
La 1° année est une année d'apprentissage élémentaire aux ateliers
d'ajustage, de forge, de chaudronnerie et de menuiserie, qui permet de
donner aux futurs ouvriers les quelques connaissances générales pratiques
 du travail du bois et du fer qui leur seront plus tard nécessaires
et de déceler leurs aptitudes. En deuxième année, ils sont répartis dans
les ateliers où leurs aptitudes se sont particulièrement révélées et ils
sont classés en troisième année dans les sections suivantes : ajustage et
machines-oulils, forge, chaudronnerie, fonderie, menuiserie el mode
lage, électricité et réparation automobile. Il existe également une sec-
        <pb n="11" />
        tion de dessinaleurs-opérateurs créée sur la demande du Service des Travaux
 publies, où ils sont très appréciés dans les suhdivisions d'éludes
al de construclions.

c) La durée de l'apprentissage esl également fixée à (rois ans pour
tes élèves de la Haute-Région : un essai est tenté actuellement aver ces
derniers : commencé en 1928-1929 avec (rois Rhadés (Darlac), poursuivi
en 1929-1930 avec trois Rhadés el trois Djarais (Kontumi, il sera continué
 en 1930-1931 sur douze nouveaux sujets. Les résultals oblenus son!
très encourageants et il sera vraisemblablement possible, dans quelques
années, aux concessionnaires des plantations du Kontum et du Darlac
de recruler parmi la population autochtone les ouvriers dont ils ont
hesoin pour l’entretien, la conduile et la réparation de leur matériel

J LÉ , ° F4" ‘ .
La durée de l’apprentissage des élèves des sections des conducteurs
l'automobiles et des rouleaux compresseurs a été fixée à un an seulement.
 Il comprend :
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1° Six mois d'apprentissage élémenlaire aux aleliers d'ajuslage, de
l'ajus ,
forge et de chaudronnerie -
2° Six mois à instruction sur l’entrelien, la ronduite el la réparation
couranle des automobiles ou des rouleaux compresseurs suivant la
section.

Les nombreuses machines-oulils des ateliers sont commandées par
une transmission générale aclionnée ou par une machine à vapeur de
vingl-cinq chevaux ou par un moteur électrique branché sur la distribution
 de la ville ou par un moleur de secours à essence. Enfin quel
ques machines ont leur commande électrique individuelle. Le programme
 d'achat des années à venir comprend un moleur à gaz pauvre,
un moteur Diesel el un moteur semi-Diesel de faible puissance pour
compléter la gamme des mofeurs sur la conduile desquels les élèves
doivent être initiés.
Les ateliers sont également pourvus d’un appareillage pneumatique
permettant le burinage, le rivelage, le forage ete…, d'une installation
de soudure autogène el d'un alelier de peinture « Duco ».
d) Cours de perfectionnement. — Un cours de perfectionnement a
été créé en 1930 pour les appren!is, ouvriers.et employés de commerce
de Huê. Suivent actuellement ce cours
15 maçons ;
20 menuisiers, charpentiers
10 forgerons ;
20 employés de commerce

lorat : 65
        <pb n="12" />
        ECOLE PRATIQUE D’INDUSTRIE DE HUËÉ — VUE D’ENSEMBLE

ÉCOLE PRATIQUE D’INDUSTRIE DE HUÉ — COURS DE DESSIN
        <pb n="13" />
        La durée de ce cours est lixée en principe à trois ans, à raison de qualre
heures et demie par semaine. L'enseignement, surtoul donné en quôcngu
 aux apprentis et ouvriers, comprend mensuellement. -
Enseignement général (calculs simples, écriture, lecture,
dictée, notions très élémentaires de français, vocabulaire
des métiers) .......... TER A
Enseignement spécial à la profession (lechnologie du métier,
 dessin appliqué au métier) ..

Les cours spéciaux aux employés (le commerce sont faits en français
el comprennent mensuellementl :
Correspondance commerciale . 5.
Comptabilité .......... .
Arithmélique commerciale
Dactylographie ......-Les

 cours sont faits par des professeurs el. moniteurs de l’École, par
un chef de maison de commerce et un entrepreneur de Huê. Un examen
professionnel est prévu à la fin du cours pour permettre à une commission
 composée de membres de l'enseignement, d'industriels et de commerçants
 de délivrer un certificat de capacité professionnelle aux apprentis,
 ouvriers el employés avant ablenu des notes suffisantes aux diverses
spreuves.
4° Personnel. — L’Ecole pralique d'industrie comprend l'Ecole proprement
 dite et l’atelier de réparations.

A) Dans l’Ecole proprement dite le personnel enseignant comprend :
a) Personnel européen : un directeur ; un professeur technique ; deux
chefs d'atelier ; un chargé de cours de français et de correspondance
-ommerciale (professeur de l’enseignement primaire), à raison de 6
heures par semaine.

b) Personnel indigène : un chargé de cours de mathématiques et de
topographie (agent technique des Travaux publics), à raison de 7 h. 30
par semaine ; un chargé de cours de comptabilité (direcleur d'une maison
 de commerce), à raison de quatre heures par mois ; un chargé de
cours de maconnerie (entrepreneur de travaux publics), à raison de
quatre heures par mois ; un professeur-adjoint (salle de dessin) ; sept
moniteurs indigènes du cadre de l’enseignement professionnel (spécialités
 : forge, chaudronnerie, fonderie. machines-outils, électricité, automobiles,
 menuiserie-modelage) ; deux chefs d’atelier (atelier à bois et
atelier à fer), un chef-ouvrier (ajustage) et un chef-ouvrier-adjoint (outiMeur)..
        <pb n="14" />
        B) Le personnel du bureau administratif se compose d’un secrélaire
 et d’un comptable.

C) Le personnel de surveillance de l’internat comprend un surveillant
 général et quatre surveillants d’internat. Le surveillant général est
en plus de ses fonctions, chargé du cours de dactylographie à raïs sur.
veillants sont chargés de cours d'enseignement général aux élèves du
cours de perfectionnement et à ceux de la Haute-Région.
D) L'atelier de réparations adjoint à l’Ecole continue à travailler pour
l'Administration, pour les particuliers et l’industrie privée. Le personnel
 de cet atelier comprend seize ouvriers : mécaniciens de garage, forgerons,
 chaudronniers, menuisiers, fondeurs, peintre et tailleur-bourrelier.
 Le total des recettes produites du 1” avril 1929 au 1° avril 1930
a été de 5.000 piastres.

5° Règlement intérieur. — En principe, les élèves sont soumis au révime
 de l’internal. Cependant ceux dont la famille habite Huë ou qui
y ont un. correspondant sonl admis sur leur demande comme externes ou
lemi-pensionnaires. Au début de l’année scolaire 1929-1930, il y avait :
119 élèves internes ;
o £1h : : ’
% élèves demi-pensionnaires ;
26 élèves externes.

L'enseignement est gratuit pour les élèves externes et Pour les élèves
demi-pensionnaires pourvus d’une demi-bourse, ce qui était le cas pour
‘es trois élèves demi-pensionnaires. Sur les 119 élèves internes, quatrevingt-sept
 bénéficiaient d’une bourse entière et treize d’une demibourse
 ; le prix de la pension mensuelle, fixé à sept piastres, n’était donc
payé que par dix-neuf élèves. Les vêtements de travail et les fournitures
scolaires sont distribués gratuitement au début de l’année ; le prêt des
livres scolaires est également gratuit et le Résident supérieur a, en outre,
la faculté d'accorder aux élèves de familles nécessiteuses un complément
de bourse, sous forme d’allocation mensuelle.
Les élèves nouvellement admis et reconnus inaptes au travail manuel.
après une période d’essai de trois à quatre mois, sont renvoyés dans
leur famille. En cas de mauvaise conduite ou d’insuffisance de travail,
les élèves peuvent perdre temporairement le bénéfice des bourses et
avantages précédemment mentionnés, puis être exclus de l’Ecole après.
an premier avertissement.
        <pb n="15" />
        ÉCOLE PRATIQUE D'INDUSTRIE DE HUË
ATELIER DE RÉPARATIONS AUTOMOBILES

ÉCOLE PRATIQUE D‘INDUSTRIE DE HUË — SÉANCE DE GYMNASTIQUE
        <pb n="16" />
        (II. —- LES DÉBOUCHÉS OUVERTS AUX ÉLÈVES

Les offres d’emploi reçues à l’Ecole permettent chaque année de placer
immédiatement tous les élèves sortants. Pour répondre aux besoins du
pays, l'effectif scolaire a dû être augmenté en 1928 ; il devra l'être progressivement
 dans les années à venir au fur et à mesure du développement
 des ateliers et de l’avancement des grands travaux de chemin de
fer et d’hydraulique. Les autres pays de l’Union indochinoise viennent
recruter en Annam une partie de la main-d'œuvre qui leur fait défaut ;
certains anciens élèves ont déjà suivi le mouvement et il est à prévoir
une extension de cet exode, ne serait-ce que pour répondre aux besoins
des services généraux de l’Indochine. Dans cet ordre d’idée, l'aviation
et la marine recherchent des mécaniciens et dès 1931 l’Ecole de Huë
pourra leur adresser quelques anciens élèves désireux d’y faire leur
carrière.
Le tableau suivant'donne le placement des élèves à leur sortie de
l’école depuis sa création ; les élèves placés en 1925, 1926 et 1927 provenaient
 de l’ancienne école du Gouvernement annamite.

Services des \Mécaniciens …
Travaux
publics Johets d’équipe.

Service de la
traction des
chemins de
fer

Mécaniciens ..
Electriciens .….

Mécaniciens
fi x
Enseignement professionnel ..
Usines électriques .........…..
Usines et ateliers divers ...….
Automobile (mécaniciens et
chauffeurs) ......….
Armurerie .

Total .….……..mvme

1925 | 1996

1997

193R

|r|æ

1999 | 1930

TOTAL

2,

Ke

D

&amp;gt;

fr

| 43 | 54 | 19
        <pb n="17" />
        ÉCOLE PRATIQUE D’INDUSTRIE DE HUÉ — FORCE MOTRICE

ÉCOLE PRATIQUE D’INDUSTRIE DE HUË — FORGE
        <pb n="18" />
        APPENDICE 1

Vote sur la traduction en quôc-ngu des mots français usuels employés
dans l’enseignement du dessin industriel.

Précisons d'abord que cet enseignement du dessin industriel s’adresse
à des apprentis ou ouvriers maçons, charpentiers, menuisiers ou forgerons
 suivant nos cours de perfectionnement ou cours complémentaires
d'apprentissage. Ces cours de perfectionnement durent trois années. La
force moyenne des débutants est celle d’un élève du cours préparatoire ;
l’enseignement du quoc-ngu qui leur est donné correspond au programme
 du cours élémentaire, celui du calcul va jusqu’au cours moyen ;
ils sont complétés par celui du vocabulaire français se rapportant aux
métiers.

Le but de cet enseignement du dessin est de leur apprendre la lecture
des dessins et plans se rapportant à leur profession et de leur permettre
d’exécuter un croquis coté simple. Chaque apprenti reçoil un, « bleu »
à chaque séance, bleu contenant en quôc-ngu les explications relatives
à la leçon du jour et qui doit être rédigé de manière à pouvoir être
compris immédiatement de tous : d’où la nécessité d'employer des termes
 techniques très clairs pour les usagers et ne nécessitant pas de
longues définitions théoriques préliminaires. Il a donc fallu prendre le
vocabulaire indigène usité couramment sur les chantiers ou dans les
entreprises et n’y adjoindre que le moins possible de termes nouveaux
en français. Grâce à cette méthode le fond de l’enseignement, qui est
l’essentiel, peut être immédiatement abordé.

L'effort original ainsi accompli pour le milieu spécial de Huë a paru
de nature, ne fut-ce que par les résultats qu’il a permis d'atteindre, à
mériter une description particulière.

Pour faire la traduction, on s’est trouvé en présence de plusieurs cas

1° Certains termes, même de géométrie, avaient un correspondant en
angue courante des ateliers ; par exemple :

à) perpendiculaire : trait précis  équerre
duèns dûnge = näch.
        <pb n="19" />
        câi nâch veut dire l’aisselle, mais sert aussi aux ouvriers pour désigner
l’équerre).

circonférence :

vong
circonférence
mät
surface
vông
circonférence
khôi
bloc

tron
ronde,
trôn,
ronde
cung
arc (arbalète),
vuông,
carré.

cercle :

Arc de cercle

Cube :

pente :

5) Les termes servant à désigner les éléments d’une ferme de chararbalétrier

 : câi kèo,
tirant : câi trên,
poinçon : : câi con dôi
montant : câi chông
contrefiche : câäi nanh.

Donc pas de difficulté dans ce cas.

2° Pour d’autres mots, se rapportant directement à la géométrie et
pour lesquels deux traductions étaient possibles, on a choisi l’expression
 la plus courante qui est en général dérivée des caractères chinois :

ainsi

Parallèle : traits paire aller.
duèng song hènh &amp;amp; #

Les ouvriers disent également :

dwèng ngay nhau,
trait l’un en face de l’autre,
mais cette expression est moins usitée que la précédente

Le polygone devient la figure à plusieurs angles ; les polygones :
nhüng hinh cé nhiëu gôc
les figures avoir plusieurs angles.
Le mot « angle » peut être traduit par « gôc » ou « giâc» ff
Ce dernier terme est plus employé, ainsi on dit de préférence
«hinh bât giâc » (bât : A ) à « hinh tim gôc »
« figure huit angles » pour désigner l’octogone.
        <pb n="20" />
        Hexagone régulier : hinh luc giâce diëu nhau (luc : Æ)
figure six angles égaux entre eux.

3° On rencontre également des mots comme « diamètre », « rayon »,
« degré » etec… dont le seul correspondant en quôc-hgu est dérivé des
caractères chinois :
diamètre : kinh @&amp;amp;
ravon : bäén kiînh (bân : Æ ),
demi diamètre,
degré : dd
etc...

4° Certains mots ou expressions techniques n’ont pas de correspondant
dans la langue indigène ; le mot français a toujours été conservé dans
ce cas :

œil de levier,
bras de poulie.
tête de bielle
etc.…

On a dû conserver le mot français également pour désigner par exemple
un étau
qui jadis n’était pas employé dans les ateliers : même actuellement le
pied sert d’étau à beaucoup d'ouvriers, par exemple aux menuisiers
pour maintenir les pièces de bois à travailler. La prononciation a été
indiquée (ê tô).
La tangente et la bissecirice n’ont pas non plus de correspondant en
quôc-ng@ : on les a définies une fois
tangente : dwèng dung khit lai véi nhau, thàènh môt chäm,
lignes toucher ensemble, former un point.
bissectrice : duèng à gitra géc,
trait placé au milieu angle.
Il est évident que ces expressions sont très longues pour désigner une
langente, une bissectrice et qu’il fallait absolument employer les mots
jrançais.
Le mot vis a bien une traduction en quôc-ng&amp;amp; : dinh ôc,
clou escargot,
mais le mot français étant couramment employé, nous l'avons conservé.
De même pour « compas » : céi quay.
        <pb n="21" />
        J : 5
Nous nous sommes bien gardés de remplacer béton par bitong qui cor-“espondrail
 assez exactement à la façon de prononcer ce mot par les indigènes.
 Cela est pourtant d’un usage assez courant et il nous souvient,
pour ne donner qu'un exemple lypique, que les cirques indigènes au
lieu de s'appeler.
Cirque ViËT-Nam, .
Cirque Lonc-TrËN ete…
élalent de belles affiches avec xiëc ViËr-Nam, xiëc Lonc-Trkn ate… Je
mot æiêc, prononcé par les Annamites, se rapprochant de « cirque ».
mais ne siguifiant rien du tout.

À signaler la traduction originale de béton armé -
béton armé : béton cô!  sât,
squelette fer,
anse de panier: diwrèng cong quai vac
trait courbe anse vase,
les pamiers indigènes n’ayant pas d’anse.
ModiHlon : con bo dè,
insecte support.
«expression purement locale pour désigner un motif d’architecture : les
indigènes appellent également con bo le petit ornement placé sur le
côté de leurs robes noires et de couleurs, à la jonction des pans avant
x * ; 1 vi . * .
et arrière ; ceci permet de saisir la raison dé cette traduction vraiment
criginale de modillon.

Porle persiennée : ctra là säch,
porte feuilles livre.

5° Les indicalions où litres divers rencontrés sur tous les dessins ou
plans, tels que « élévation », « plans », « coupe », « profil », « perspeclive
 cavalière », « échelle » etc… ont été conservés à cause de cela,
après qu'une courte définition a été donnée pour chacun d’eux- : ainsi :

élévation :

profil

perspeclive cavalière

mäl ngô neay,
face vue devant,
mät ngô nghiêng,
face vue de côté,
phép vè chinh chinh,
méthode dessin incliné parallèlement.
cà ba phfa,
les trois faces.
        <pb n="22" />
        Pour définir le « pas de Vhélice », il a fallu définir d’abord la génératrice
 du cevlincire -

rénéralrice : dirèng Mäng quän cdi khôi trône.
trail droit engendrer le cylindre.

Le « pas » est alors devenu (planche 23)
môtl khoông trong hai chäm lién nhan &amp;amp; noi dirène génératrice
une distance de’ deux points consécutifs placés trait génératrice.
Pour terminer celte note, nous fenons à préciser encore que notre
but dans ce travail de traduction n’a pas été de permellre d'ajouter
muelques lignes à un dictionnaire franco-annamite mais bien d’arriver
à enseigner le dessin industriel à des ouvriers indigènes de Huê ; nous
avons recherché l’expression locale. spéciale souvent à tout le Centre-Annam
 ; certaines seront vraisemblablemenl incomprises des ouvriers
tonkinois qui, par exemple pour désigner l'éqmerre, disenl
céi thwéôe Lho,
règle cuvrier.

su Heu de « cai naeh »

Hué, le 15 octobre 1930.

Le Directeur
de l'Ecole Pratique d'Industrie de Hué.

Signé : ABGRALI

Nora. — Nous joignons à cette nole trente-sept planches de dessin ; certaines,
conime l’on s’en re:dra comple immédiatement, sont spéciales aux maçons, d’autres
 aux charpentiers et menuisiers, nous préparons en ce moment celles des forgerons.
 Ce n'est qu'après une période de deux ans de pratique des cours de
perfectionnement que nous pensons pouvoir établir une série complète de planches
uécessaires. En tout cas celles qui sonl reproduites ici et qui sont en usage cou-"ant
 permettent d'apprécier la portée de l’enseignement. sommaire professionnel
donné au cours de perfeclionnement.
        <pb n="23" />
        APPENDICE IT

Liste des planches servant de base aux leçons de dessin du cours
de perfectionnement.

On avait eu primitivement l’intention de joindre à la note du Directeur
 de l’Ecole pratique d’industrie de Huë les 37 planches auxquelles
elle se réfère. Afin de ne pas grossir démesurément la présente brochure,
 on s’est contenté d’indiquer ci-dessous la liste complète de ces
« bleus » et d’en reproduire six (avec la traduction en français) à titre
d’exemples.
Cela suffira d’ailleurs à donner une idée de l’enseignement dispensé
dans les cours d’apprentissage d’Indochine et des difficullés auxquelles
on se heurte pour apprendre quelques notions techniques aux Annamites
 ne connaissant pas le français.

PLancHEe 1. — Perpendiculaire ;
— Parallèles ;
Diviser une droite en parties égales :
Angles ;
Polygones ;
Tangentes ;
— Raccordements :
33.— — id. —
9 — —id—
10. — Courbes usuelles ;
101, —  — id. —
102. — — id. —
03, — Moulures :
— id. —
Applications de l’ovale :
Projections des figures planes
— id -…

3
        <pb n="24" />
        22

PLANCHE LA.
15
n

Projection des solides géométriques ;
— id. —
Solides géométriques ;
\rchitecture ;
Des coupes ;
Coupe sur place et rabatlement ;
Hachures et teintes conventionnelles
Modillon ;
Fenêtre ;
Caisse à fleurs ; ‘
Plan du bâliment des classes et du préau de
l’école ;
21. — Assemblages ;
21. — Outils de menuisier :
221, — Presse à main :
223, — Tabouret ;
293 Porte cochère ;
23. Hélice cylindrique ;
241 — id. —
24. — Applications de l'hélice
25. — Ferme en béton armé.

gg elt- &amp;gt; ;
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&amp;gt; &amp;gt;
© {  Abteilung ®)
| 1 Bibhothek /
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        <pb n="25" />
        Manche 6

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(Ifuing budng Jung far lai vdi nhau tant, môt chäm)
{2Mener fx kangente avan point 1° Rad es tongente vi môt
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B V' du mur chäm A Âgy, d'ndicong Knon
O(LE51) Roch Buéng thäng 9 nt chäm
A foùn Qudrey Duing ARC vdi O À.
thi Buéng Cds, où Là bddng tangenie
a Baril Ehit 04 song Aron .
Déêu cn f nai biet du Jus gi Sudngetangente)
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2*Dun point extérieur mervex lo 22 Lay mél sfr à ngodi Dem lai cho
tongénie &amp;amp; une cinconfétence Jung Æ voi vèrg Kroav.
Vi du ahat cf À Lady dngoai veng,
hôn Ô. La touch nôï Suns hd Of LE
M d qiuda Läy dudng 0) Lam ME Oiabnêti)
&amp;amp; duäy vég hänithi vong ion Mné côt
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dx Sù ane xach Sutdrng tas ente À Cvä AM.
Ve na Fa die Lou Er ons) OC wa
O0 dôe Berg néich vdi Lai du AC 0)
32 Mene -e» rongentes commun 3*Rach my Dutds Lan ds noi
À deux ciménféren- _ fung Al rs Le déc Iron
Rai fai eg Era Braujon Riva
An 9 NH a, Na cm O AÉs rougon ing
rsmafés Ba quifong br?
tô na 7 Auténg häng 012 La 0% (ab
Ssiday Irén hi DRE nach héng 2 dudng0B
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EG.Chi mas nq À aus Duldr entes
Se a di dant Aa0P0s RE
A nhät (rectangle) Eaux nb biè cap La
BD: d'Eva JÉDI.
rach 2 Sudng Hun( Acc 181 quy mêy vong tro
dudng angénies dinfrdai vdi mây vong cung
vdi moy € dm | eink de contact
EE Le Eat Et he
mbdng muie de br vid U x vEk; rai
EE A a M

”
        <pb n="26" />
        APPENDICE ll

Planches données (dont 5 avec la traduction française)
à titre d’exemples

PLANCHE 6

TANGENTES

1° Mener la langente en un point donné d'une circonférence.
Exemple : le point À pris sur le cercle O (fig. 1). Tracer la ligne droite
OA, et, au point A, mener la ligne perpendiculaire BC à OA...
La dite ligne BC s'appelle la tangente car elle touche le cercle.
Remarque importante : le point À où la perpendiculaire rencontre le
rayon s'appelle point de contact. ‘
2° D’un point extérieur mener la tangente à une circonférence.
Exemple : le point A pris à l’extérieur du cercle O. Joindre la ligne
droite OA, du point M milieu de OA comme centre, tracer le cercle ayant
OA comme diamètre. ‘Ce cercle M coupe le cercle O en deux points CD.
vela suffit pour tracer les tangen'es AC el AD.
Dessiner les rayons OC et OD perpendiculaires aux deux lignes AC et
\D.

3° Mener les tangenles communes à deux circonférences.
Les deux cercles O et O’ ont des rayons différents : 24 m/m et 14 m/m.
Du point O comme centre, avec un rayon OA égal à R — r c’est-à-dire
24 m/m — 14 m/m = 10, tracer un cercle puis mener du point O’ les
lignes droites O'B et O’C (comme il est indiqué à la fig. 2). Puis mener
les deux lignes droites OB et OC et leurs parallèles O'F et O'G.
Ensuite joindre les lignes droites DF, EG. Ces lignes sont alors les
langentes indiquées. (Sachez que la figure BDFO' est un rectangle formé
 par BD = O'F et OB = DPF).
4° Application. — Tracé d’une bride. D’abord tracer deux axes puis
des cercles suivant les rayons indiqués, ensuile mener des langentes
communes à ces circonférences deux à deux en joignant les points de
contact.

Nora. — Quand on met au net une figure dessinée avec de l’encre
ou avec un crayon, on doit commencer par ‘racer d'abord les arcs
puis les lignes droites après.
        <pb n="27" />
        PLANCHE 7

RACCORDEMENTS

Explication. — Les raccordements sont identiques aux tangentes. Les
points de contact s’appellent aussi points de raccordement.
1° Raccorder deux droites parallèles.
Exemple : Raccorder deux droites AB et CD distantes de 25 m/m.
M est le point de raccordement donné. La ligne MN étant perpendiculaire
 à AB et CD, N est aussi un point de raccordement. Ensuite prendre
le point O au milieu de MN comme centre pour tracer le demi-cercle
MEN (fig. 1).

2° Raccorder deux droites concourantes par un arc de rayon donné.
Exemple : Raccorder deux droites AB et CD par un arc, le rayon
mesurant 15 m/m (fig. 2). Pour chercher le centre O, il faut tracer deux
parallèles aux deux lignes AB et CD distantes chacune de 15 m/m de ces
droites ; ensuite pour trouver les deux points de raccordement M ct N,
mener du point O les deux perpendiculaires OM et ON. Puis tracer l’arc
de cercle MKN.

3° Par un point donné faire passer un arc de rayon donné tangent à
un arc donné.

Exemple : le point À et l’arc de cercle O de rayon 15 m/m tandis que
le rayon de l’arc de cercle de raccordement est 10 m/m. Pour chercher
le centre C, il faut prendre un rayon de 10 m/m du point A comme
rentre et tracer un arc de cercle.
Comme l’arc de rayon O a 15 m/m on doit additionner 10 avec 15,
cela fait 25 m/m (10 + 15 = 25). Ensuite prendre 25 m/m du point O
comme centre et mener un arc de cercle qui coupera l’arc de centre À
au point C qui est le centre cherché.
Tracer la droite CO. Puis prendre C comme centre et mener l’arc de
ravon AR.

Applications.

[° Maillon de chaîne

Procéder comme
&amp;gt;st indiqué à la figure 1.

Mener quatre parallèles
 et raccorder quatre
arcs de rayon dont deux
petits et deux grands
suivant les mesures
données.

2° Bride triangulaire
Procéder comme il
est indiqué à la figure
 2.
Inutile d'expliquer
car c’est facile à fai
re

3° Mors d’étau

Procéder comme il
ssl indiqué à la figure
        <pb n="28" />
        Planche Î
Raccordement Nhäng dudng-nôi véi nfau.
Qiai ua. Ahuën Duénq raccordements eux nBæ nBèn Du
dan nles Hèng plants Dé contact) céng qui La points ‘De rbordenihnt.
12 Maccorder deua: droites parallele, AE OS fai Treën song Bänhodi
— + ut on
mn  Tdu00i 2 png Bê sd CM céch môt
i fBoan La 25 y. &amp;amp; Em TR Le diriger Jens
a tx cho, Lam Buôna Ding nach MOT ydi AB va
CO AR am I edf (pot seraccocrement,
e $au fêt (y châm Sgen ma qu@s na
0 vông A0 NÉ BOL Bin 1)
22 Maccodez Seux Quel conceumentés 22 NÉi fai Swonc mou Fée
Aar ré Donné. môt v angl iêt 2au
ds OU Rai dudna 1fnq CB où CD oki mes
von cong à Hand nan cô454y (Rif 2)
BA ton chäim Lim. Othi Adi ad 2 Badna eng
‘ fank vëi 2 Una as où ÉD cdch môi bên45 Ly”
[Su Doan tm 2 ch&amp;amp;m OR ya OU pointsde raccoudement)
e rôi noi chdin lim © raufi ra Rai Suèng ang nach
œuf a OM voa O8L.Aong noi quéy vong cung NM ÉIU
32 Par un point, donnéfaire passer” 32Quây môt vor ta cho
dura nr he qua M
un arc dore vôi Gmé vông, cung fic ta cung
, cho biek fut »
Ÿ du: häm À vû vo cn O rayon {a 15 (4
con poyono0ng can c Ding ain A de
nôi vôi vong € 99 04. i0sn dim châm
im € gi css me -hfoun raijon 10 y Suèng ndi chant
A vach. mét vo spa ‘
Con môt vor cdi 9 ; on cà 154 nêm 9
i0 vôi 15 12095 (ondea5) Ben g
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Lom

469.

4 Gén 2
        <pb n="30" />
        PLANCHE 8

RACCORDEMENTS

Raccorder une droite et un arc par un arc de rayon donné.

Premier cas (fig. 1). — Exemple : Soil la ligne AB el le centre O de
l’arc de cercle donné dont le rayon est de 16 m/m, le rayon de l’arc à
construire étant de 12 m/m.
Pour chercher le centre O du di! arc il faut mener une parallèle CD à
AB à une distance de 12 m/m.
Du centre O mener aussi un arc de rayon de 16 plus 12, soit 28 m/m
16 + 12 = 28).
Puis placer le compas au point OÔ avec rayon de 28 m/m et mener
l’arc de cercle qui coupera la ligne CD en un point qui est le centre O’.
Ensuite abaisser la perpendiculaire O'R à la ligne AB et joindre les
leux centres OO’, cela donne les deux points RR’ de raccordement.
Il faut déterminer d’abord les deux points RR’ avant de mener l’arc
RMR

Deuxième cas (fig. 2). — Egalement de la ligne AB à l’are O le rayon
31 m/m le rayon de l'arc de raccordement étanl aussi 12 m/m.
La façon de faire est la même que pour le cas précédent (fig. 1), mais
le rayon de la circonférence concenitrique doil être soustrait el non adlitionné
 comme pour le cas précédent (c’est-à-dire 31 — 12 = 19), car
l’arc de la figure 1 a son centre vers l'exlérieur tandis que celui de la
Heure 2 se courbe sur l’intérieur du cercle O

1

4 pplications

OEil de levier

Procéder comme il est
indiqué figure |.

Bras de poulie

Procéder comme il est
indiqué figure 2
        <pb n="31" />
        PLANCHE 23

HELICE CYLINDRIQUE

Explication. — On appelle hélice cylindrique (enroulée autour d’un
cylindre de révolution droit) la figure formée par une droite qui s’enroule
 régulièrement autour d’un cylindre de révolution. La distance
entre deux points consécutifs de la droite sur une même génératrice esl
le pas de l’hélice.
Figures 1 % 3
La diagonale AB, (fig. 3) du rectangle A, B, est la longueur de l’arc
0O* développé sur le plan. Quand le rectangle s’enroule autour du cylindre,
 cet arc devient l’hélice ADB.
AB est le pas de l’hélice ; l'arc ADB est une spire.
L'hélice est « à droite » quand elle va de gauche à droite (cas des
figures 1, 2, 3 et de l'arc AD). Dans le cas contraire, elle est « à gaushe
 ».

Tracé et développement. — Parlageons le pas de l’hélice (élévation,
fig. 1) et le cercle (plan fig. 2) en un même nombre de parties égales.
Au point de division 1 de la figure en plan, (raçons la parallèle à OL:
(élévation) ; elle rencontre la parallèle menée par 1 au point 1 c’est
un point de l’hélice. Nous oblenons de la même façon les points 2°,
3°, 4’. En joignant par un trail continu les points O’, 1’, 2’, 3°... on
obtient l’'hélice. La figure 2 est le développement de la surface latérale
du cylindre. Les points O,, 1/….. 8. s’obliennent par la même consruction.
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        Heoxnche 23

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        Planche 24

Applications de L'hélice
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        PLANCHE 24

APPLICATIONS DE L'HELICE
RESSORT

Tracé théorique d’un ressort. — Tracer d’abord une hélice en commençant
 à partir de O. Par les points O, 1’, 2’, 3’. 8’, de l’hélice, désrire
 des circonférences dont le rayon varie avec la grosseur du ressort.
Tracer ensuite les tangenies à ces circonférences.
Tracé pratique d’un ressort. — Pratiquement, pour plus de commolité,
 on figure l’hélice en traçant des lignes droites, à la place des lignes
‘ourbes de l’hélice (fig. 2).

&amp;amp;emarque importante. — Les lignes b’c’, d’f’, g'h’….. représentent
les demi-spires situées en avant du plan de la figure ; c’d’, fg’, h’k'.
sont celles situées en arrière.
Si on coupe le ressort par un plan passant. par l’axe, et qu’on, fasse
abstraction de la partie en avan(, il ne reste plus que des demi-spires
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situées en arrière du plan de section (fig. 2 coupe).
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        Planche 25
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