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des armements, a rendu stériles les plus généreuses
 énergies de ces jeunes pays. Le Chili,
avançant au delà des limites qu’il établit luimême
 par l'épée, occupa non seulement le
département de Tarapacä et les provinces de
Tacna et Arica, dans lesquelles un plébiscite
aurait dû se faire en 1893, mais encore il étendit
 sa souveraineté sur une partie de la Province
 de Tacna non mentionée dans le Traité.
Les efforts faits par le Pérou pendant plus de
vingt ans n’ont pu contraindre son ancien adversaire
 à résoudre honnêtement la controverse
en suspens.
Durant tout ce laps de temps, les habitants
péruviens des territoires occupés par le Chili
ont éprouvé toutes les répercussions du débat
si agité existant entre les deux pays. En effet,
les écoles et les journaux péruviens ont été
supprimés avec une violence inouïe, le clergé
de notre nationalité a été expulsé des provinces
 captives, les groupements de travailleurs
de mer du port d’Arica ont été boycottés, les
jeunes gens nés dans la province ont été
poursuivis pour les faire servir de force dans
l'armée, et tous les procédés imaginables ont