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tives, le Maire d’Iquique, le Président de la
Cour d'Appel, des chefs militaires et autres
personnes jouissant d’une position officiale.
Les Autorités supérieures d’Iquique ne pouvaient
 ignorer cette circonstance et la notoriété
de la campagne entreprise; elles ne firent rien
cependant pour réprimer ou pour combattre
ces manifestations, et leur attitude fait supposer
avec justice que non seulement elles les toléraient
 mais encore qu’elles les appuyaient er
les stimulaient.
Les agressions commencées le deux Novembre
 à Iquique et Pisagua, continuées ensuite à
Antofagasta et qui se terminèrent par la lapidation
 des demeures de nombreux Péruviens,
ne furent que le prologue des attentats qui se
préparaient activement à Iquique et qui ont
éclaté la nuit du Samedi 23 et la matinée du
Dimanche 24 Novembre. Ces jours-là, la populace,
 ayant à sa tête de mauvais éléments
bien connus dans la localité, et excitée par les
violentes exhortations de plusieurs agitateurs
pilla les établissements commerciaux et les
maisons particulières de nombreux Péruviens,
les ruina complètement, et attaqua et malmena