tous ceux qui se mirent à sa portée. La police,
témoin de tous ces faits, ne fit pas le moindre
effort pour les éviter. Le Consul du Pérou,
Don Santiago Llosa Argüelles, qui sortait du
Consulat pour aller demander à l’Intendance
des garanties pour nos compatriotes, fut séquéstré
 par un groupe de cinq civils bien
connus pour leur caractère agressif et qui, de
force, le firent monter dans une automobile et
le menèrent ensuite à l’embarcadère et, de là, à
bord d'un navire chilien, le Padena, qui devait
partir le même 24 pour le Callao, à destination
 de Panamä. Tous ces faits se sont déroulés
 en présence de nombreuses personnes et
d'agents de police qui les contemplaient impassiblement,
 obéissant sans doute à la consigne
qu'ils avaient reçue. Une fois à bord du Pa/era,
M. Llosa fut informé par le Gouverneur Mari
time d'Iquique, le Capitaine de navire Don
Rubén Morales, et par le second chef du Régiment
 de Grenadiers, le Major don Anfbal
Parada, qu’il pouvait envoyer chercher son
équipage à terre, mais qu'il ne lui était pas permis
 de débarquer parce que telle était la dé.
cision de la population d’Iquique.