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« suls du Pérou trouvent au Chili toutes les
garanties que les lois accordent aux citoyens.
 Les antécédents exposés démontrent
que la protestation du Pérou est de point injustifiée».

La version contenue dans le télégramme du
Ministre des Affaires Étrangères du Chili que
je viens d'insérer, sur le départ intempestif du
Consul Llosa est tellement invraisemblable,
qu'elle ne peut s’expliquer que par la façon
dont le Gouvernement chilien a été informé
par les Autorités d’Iquique. Il était impossible
à M. Llosa d'abandonner ce port car il n’avait
pas demandé et n’avait pas reçu l’autorisation
de ce Ministère pour le faire, et il est facile de
comprendre que, d’avoir entrepris volontairement
 ce voyage, il n’aurait pas abandonné
le Bureau consulaire et sa propre famille. En
outre, ce n’est que par un sarcasme irritant
et irrévérencieux, que je me résiste à attribuer
 au Ministre de Affaires Étrangères du
Chili, et qui ne peut procéder que des autorités
 d'Iquique, que l’on a pu appeler amis
du Consul ceux qui le séquestrèrent, l’injurièrent,
 et le conduisirent à bord sous des