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diriger à bord, où le Consul se trouvait, afin de
lui offrir toutes les sécurités nécessaires pour
retourner à terre, si tel était son désir. L’autorité
 politique ne reçut durant toute cette
journée aucune réclamation ni protestation du
Consul péruvien.
D'ailleurs, il ne faut pas oublier que ces réunions
 populaires d’Iquique et l’excitation des
esprits sont en relation intime avec les désordres
 qui ont eu lieu dans les ports péruviens
de Paita et Salaverry les 4 et 5 Novembre, et
qui se sont singularisés par des offenses à
l’écusson et au drapeau chiliens.
À Iquique, on attribuait, avec des antécédents
 fondés, au Consul Llosa, l'initiative de
toutes les informations erronées qui étaient
envoyées au Pérou et destinées systématiquement
 à exciter les passions de la populace.
À leur origine, ces mouvements d'opinion
d’Iquique furent la résultante des incidents qui
eurent lieu dans les populations péruviennes
de Paita et de Salaverry.

Le Gouvernement chilien, qui ne reçut pas
d'explications pour les offenses subies par
ses Consuls, se limita à autoriser ces fonc-