_— 232 —

cama et de l’exploitation en commun de cette
région. Dans une note datée du Novembre
1872, le Ministre du Pérou M. Riva Agüero
engageait le Gouvernement bolivien à résoudre
 ses différends avec le Chili, en raison de ce
que le Pérou pouvait faire sentir son influence,
«moyennant notre prépondérance maritime»,
selon il est dit textuellement dans ce document.
Cette note s’accordait entièrement avec l'esprit
et la teneur de l'acte signé à Lima le 19 Novembre
 1872 par le Président Pardo et tout
son Conseil de Ministres. On y témoignait que
le conflit en suspens entre la Bolivie et le Chili
sur le littoral ne pouvait, au dire de l'acte en
question, «ne pas affecter les intérêts du Pé-«
 rou qui se trouvent entièrement liés à l'indépendance
 et à l'intégrité du sol bolivien, et
ne pas exercer une influence prépondérante
sur la suprématie dont jouit actuellement le
Pérou et qu’il est appelé à conserver dans
« le Pacifique». Et, établissant encore la solidarité
 des deux pays, ce document ajoutait textuellement:
 «le Gouvernement de la Bolivie,
toujours attaché à la noble et franche politique
 du Pérou, est décidé aujourd'hui, plus

‘