une simple mais élémentaire considération de
morale internationale, émise dans le Sénat
argentin: «Si ce traité n’est pas dirigé contre le
« Chili, il faut le lui faire connaître; si on
« le cache et si on le négocie en soigneuse réserve,
 c'est parce qu'il va contre lui, et, dans
ce cas, la République Argentine ne peut y
adhérer sans faire injure au Chili».
La Chancellerie de Lima, afin d’écarter les
craintes qui surgissaient alors à la suite de
ces procédés occultes, et se défiant de la traditionnelle
 politique d'amitié du Brésil et du Chili,
conseillait, en s'adressant à son représentant
diplomatique auprès du Gouvernement de la
Plata, en. date du 14 Avril 1874, d'inspirer
une entière confiance au Brésil, et elle ajoutait,
précisant le but du traité secret, que: «son unique
 fin est d’isoler le Chili dans toutes ses
questions et de circonscrire l'Alliance avec
l'Argentine et la Bolivie aux problèmes de
frontières pendantes entre celles-ci et le Chili».
Ce traité, que l’on veut aujourd-hui présenter
 comme «étant destiné à recevoir l'adhésion
de toutes les nations», était négocié en secret
et avidement présenté par la diplomatie pérur

