vienne aux deux pays, la Bolivie et l’Argentine,
 qui soutenaient avec le Chili d’ardentes
discussions de frontières.
De la sorte, ce traité secret répondait à son
double objectif: défensif, de façon à pouvoir
venir en aide à l’un ou l’autre des deux voisins
du Chili qui soutenaient avec lui une querelle
de mitoyenneté, et offensif, pour intervenir, de
son propre droit, au moment qu’il jugerait favorable.


Mais le Pérou estima que ce traité, accordé
de la façon qu’on vient de voir et qui avait pour
but ces objectifs déterminés, ne suffisait pas à
l'empêcher de se présenter comme médiateur
impartial dans les mêmes difficultés auxquelles
il désirait borner la portée de l'alliance. Et, en
présence du différend aigu qui surgit avec la
Bolivie en Février 1879, le Pérou offrit au Chili
sa médiation qu’il prétendait revétir de l'esprit
de haute impartialité et de désintérêt qui est
le propre d’une démarche semblable,
Le diplomate péruvien, M. Lavalle s’approcha
 du Gouvernement chilien avec son offrande
 d'amitié et de purs. sentiments d’américanisme,
 mais il se garda bien de dire que son