conflit de ce temps-là, et on ajoute ‘que le
Pérou n'avait pas alors de frontières à délimiter
 avec le Chili. On conclue, de ces affirmations,
 que le Chili s’empara, grâce à sa puissance
 militaire, d’abord, de la côte bolivienne
et, ensuite, du territoire de Tarapacé.
S'il est vrai que le Pérou n’avait pas de
question de frontières à discuter avec le Chili,
il en avait une bien plus grave touchant l’industrie
 du ritrate que le capital et les citoyens
 chiliens avaient implantée dans le territoire
 de Tarapacä et commençaient à developper
 sur la côte d’Antofagasta. Les gisements
salpêtriers de Tarapacä étaient exploités dans
leur plus grande partie par des bras et des capitaux
 chiliens. Des compagnies de Santiago et
de Valparafso et des Banques de ces deux places
commerciales avaient établi sur ce territoire
péruvien de grandes élaborations de nitrate et
payaient à l’Etat péruvien de considérables
droits de douane. S'il est vrai que cette province
 dépendait de Lima quant à l’administration,
 en fait, elle dépendait du Chili, par le
nombre de ses compatriotes qui y résidaient,