L'esprit droit et le caractère élevé du Magistrat
 qui gouvernait alors la Bolivie permit
de statuer, dans le traité de 1874, des conditions
 bien méditées qui devaient assurer aux
deux peuples une paix solide et durable. Ce
Gouvernement avait réussi à se débarrasser
de l’esprit du Traité Secret, éprouvant, peutêtre,
 une certaine défiance envers la sincérité
d’un allié tel que le Pérou, qui avait toujours
été l’ennemi traditionnel de la Bolivie.
Néanmoins cette situation ne dura pas longtemps;
 l'honorable administration du Président
 Frias, fut renversée en Mars 1876 par
le coup d'état militaire du Général Daza, qui
se souleva avec les troupes que le Gouvernement
 lui avait confiées.
Avec le nouveau régime, toutes les garanties
données par le Traité de 1873 ne tardèrent
pas à disparaître, et une ère d’inquiétude permamente
 et de persécutions s’ouvrit pour cette
région. La politique du nitrate poursuivie par
le Pérou à Tarapacà reçut bientôt une efficace
coopération dans les diverses mesures, contraires
 au Traité de 1874, prises par le Gouvernement
 militaire du Général Daza, et destinées