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LE PRINCIPE DES NATIONALITÉS

Il est généralement admis que ce principe régit la
querre actuelle et doit en régler les résultats. On a dû
remarquer cependant que, seuls parmi les belligérants,
les gouvernants italiens, Roi ou ministres, invoquent
le principe des nationalités dans leurs communications
avec les chefs d’État et ministres alliés et que ceux-ci,
dans leurs réponses, ne relèvent jamais l’allusion.
D’autre part, si on lit attentivement les journaux français,
 quelquefois un peu étourdis en fait de politique
extérieure, on ne manquera pas de remarquer que nos
socialistes eux-mêmes, se traînant à la suite du monarque
 rêveur et funeste à qui nous devons l’introduction
 dudit principe dans notre politique, j'ai nommé
Napoléon III, nos socialistes, dis-je, ne mettent pas en
doute que toutes les difficultés extérieures disparaîtront
lorsque le principe des nationalités sera appliqué dans
son intégrité. La nationalité intégrale, telle paraît être
leur devise.

À ce sujet il est permis de remarquer que l’éducation
des Français en matière de politique étrangère est encore
 très sommaire, aussi bien dans les milieux parlementaires
 que dans la masse électorale.
L’idée du but précis que doit poursuivre une nation
provoquée par une autre, comme la France l’a été par
l’Allemagne, n’apparaît pas encore nettement à nos législateurs.
 En voici deux exemples. Le 15 décembre 1915, à
la Chambre des Députés, M. Accambray a prononcé un
discours dont le succès fut tel que l’Humanité nous dit
que « la notation de l’analytique traduit faiblement l’ova-