LE PRINCIPE DES NATIONALITÉS .
entière de la nation était exclue de la collaboration
nécessaire entre tous les citoyens, que la classe gouvernante,
 pour être assurée de conserver pour elle seule les
avantages du pouvoir, cherchait à rendre la République
inhabitable aux membres de la classe ci-dessus définie
et votait des lois rédigées surtout dans le but de les
rendre à ce point choquantes pour la conscience des
citoyens de la première catégorie, que ceux-ci fussent
obligés de persister dans leur bouderie et leur opposition
stérile au régime. Une école socialiste ne craignait pas
d’adopter une doctrine importée d’Allemagne, érigeant
en dogme la lutte des classes, de manière à empêcher,
par principe même, toute réconciliation entre les Français,
 qu’elle s’appliquait à diviser en leur inspirant une
haine réciproque. Si l’on ajoute à cela les méfaits du néomalthusianisme,
 dont l’odieuse propagande privait la
France d’environ 800.000 naissances par an, de l’alcoolisme
 qui abrutissait et détruisait la race, on ne sera pas
éloigné de conclure avec nous que, avant la guerre, la
France subissait chaque année, par sa propre faute, un
dommage à peu près équivalent à celui qui résulte pour
elle de l’état de guerre avec l’Allemagne. Supposez qu’il
n’y eût en France ni malthusianisme, ni alcoolisme, ni
socialisme marxiste, ni étatisme, ni anticléricalisme, il
est presque évident que la France serait tellement forte
et tellement puissante, qu’elle n’aurait rien à redouter
d’une voisine qui n'apparaît si formidable que parce que
nous nous sommes volontairement condamnés et entraînés,
 pourrait-on dire, à devenir de plus en plus petits
devant elle.
La paix du monde ne peut être assurée que par une
France unie, grande et puissante, offrant en exemple à
l’univers le développement magnifique d’une civilisation
de liberté, de fraternité et de justice sous le drapeau de
son impérialisme.