LA GRANDEUR DE LA FRANCE 53
Voici sur cette question quelques indications très
suggestives que nous empruntons à une étude de M. du
Vivier de Streel (Revue de Paris du 1“ février 1916) :
« Si nous dépouillons le tableau des importations
étrangères en France.pour l’année 1913, nous constatons
que, sur 8 milliards 400 millions environ, dont il faut
déduire 800 millions représentant les importations des
colonies françaises, ce qui ramène à 7 milliards 600 millions
 nos importations réelles de l’étranger, il y a plus
de 4 milliards 700 millions qui comprennent des matières
 premières pouvant être importées des colonies
françaises.
« La France importe de l’étranger pour :

634 millions de laine.
574 de coton.
184 de céréales.
354 de soie.
280 de minerais.
204 de produits oléagineux.
220 de peaux.
210 —  Jlebois.
205 —  decalñé.
117 — de vins.
toï —  detlin.
103 — 1e Caoutchouc.
85 de légumes divers.
74 — de plumes.
73 —  dejute.
7 — de pâte à papier.

« Pourquoi demandons-nous à l’étranger des produits
que nous sommes en état de nous fournir à nous-mêmes,
que nous n’aurions pas à payer en or et sur lesquels
nous pourrions réaliser le double profit de vendeur
êt d’acheteur ?
« Parce que notre pays est seul en Æurope à ignorer
Jes ressources de ses possessions d'outre-mer.
« Le cœur se serre en constatant la lamentable indif-