[X

LA QUESTION SOCIALE

Combien ce que nous demandons là pour les catholiques
 est peu de chose en comparaison de ce que ceux-ci
sont disposés à concéder pour obtenir à la fois la paix
religieuse et la paix sociale.
Quand on étudie ces questions et qu’on cherche à les
synthétiser pour en faire ressortir aux yeux du lecteur le
principal aspect, on ne tarde pas à comprendre que ce
sont les mêmes politiciens qui entretiennent les deux
querelles sociale et religieuse, et cela dans le même but,
qui est de régner au moyen de divisions factices.
S’il en était autrement, comment expliquer la faillite
navrante de toutes les prétendues réformes sociales, alors
que la bonne volonté pour les réaliser est absolue et
indiscutable dans le parti catholique. Voici ce que
déclare l’un de ses écrivains les plus autorisés, M. René
Bazin : « Nous ne sommes catholiques que si nous cherchons
 ce qu’il y a de plus juste et ce qu’il y a de meilleur
pour tout l’ensemble du peuple de France, et nous ne
sommes dignes d’un tel nom que si notre charité s’étend
à toutes les âmes, si notre esprit s’intéresse à des misères
dont nous ne souffrons pas personnellement et à des
progrès dont profiteront d’abord les pauvres, les faibles,
les non protégés, les non compris, les non aimés, c’est-àdire
 par définition les premiers de nos frères (!). »
De même l’abbé Sertillanges. commentant une bro-(7)

 Discours prononcé par M. René
publicistes chrétiens, le 19 mars 1916.

Bazin, président de l’Assemblée des