CONCLUSION

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Ce qui devait être la caractéristique de la vitalité nationale
 d’un pays libre c’est la créatiori de grandes associations
 de propagande pour la défense de ses intérêts.
Ces organes existent en Allemagne et y permettent à
l’opinion publique de faire entendre sa voix. On a cru en
France, sans doute sur la foi des théories, que les institutions
 parlementaires suffiraient, et dès lors on s’en est
remis avec trop de confiance au Gouvernement pour faire
prévaloir les solutions désirées et nécessaires.
Il faut reconnaître aujourd’hui que ce système n’a
donné aucun bon résultat et que les encouragements ou
les satisfactions donnés aux différents intérêts nouveaux
par la collaboration du Gouvernement et du Parlement
semblent destinés surtout à servir des passions, des
rancunes, des utopies et des intérêts particuliers. C’est
le cas pour la marine de commerce, pour les lois sociales,
pour les lois financières, etc., etc.
Abandonner au gouvernement providence le soin de
tout régler indique une véritable décadence de l’énergie
nationale, dont le socialisme d’État a été la révélation la
plus navrante.
Nous croyons qu’il est nécessaire de voir se grouper
entre eux les hommes de bonne volonté qui croient
comme nous qu’il faut faire quelque chose pour la cause
de l'impérialisme français. Ce groupement indépendant
de l’administration officielle ne devrait-il pas compter
sur sa bienveillance si le Gouvernement continuait à
professer après la guerre la doctrine proclamée à la
tribune du Parlement par M. Briand, président du
Conseil, dans les termes suivants (*) :
« La tâche essentielle du Gouvernement est d’utiliser,
en les groupant en vue de la guerre, toutes les forces
vives de la nation ; de combiner, d’associer à cet effet les

{1) Déclaration ministérielle du 4 novembre 1915.

L'IMPÉRIALISME FRANÇAIS